Le samedi 23 mai 2026, le quartier de Port-Boyer à Nantes a vibré au rythme de la tristesse et de l'émotion. Près de 500 personnes se sont réunies pour rendre hommage à Elidjah Mankoka, un adolescent victime d'une fusillade tragique. Alors que la communauté reste sous le choc, les participants expriment un besoin urgent de sécurité.
La marche a débuté à 15 heures depuis le collège Libertaire-Rutigliano, où Elidjah était scolarisé, pour se diriger vers le lieu de sa mort, rue de Pornichet. Ses proches, vêtus de t-shirts blancs portant son image, ont partagé leur chagrin et leur effroi. « C’était comme mon enfant », confia Inès, en larmes, avant de parler de la joie de vivre qui caractérisait Elidjah, un jeune homme qui avait déjà dû faire face à de nombreuses épreuves.
La soirée fatidique du 14 mai a été marquée par l’horreur lorsque deux tireurs cagoulés ont ouvert le feu dans le quartier. Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a évoqué une fusillade sur fond de trafic de drogue, bien que rien n’indique que la victime était impliquée dans ces activités illégales.
Des craintes partagées dans le cortège
Au cours de la marche, des sanglots ont résonné parmi les participants. Une jeune fille de troisième, choquée, a exprimé son sentiment d'insécurité croissant. « Même quand tu es en bas de chez toi, tu ne te sens pas protégé », a-t-elle affirmé.
Un jeune homme de 21 ans, habitant Port-Boyer, a partagé sa douleur. « Ça aurait pu être nous ! » a-t-il insisté, évoquant le passif de son propre parcours dans ce quartier.
Arrivant au pied de l'immeuble où Elidjah a été abattu, des fleurs ont été déposées en hommage. Ses parents, profondément affectés, ont observé une minute de silence, suivie d'applaudissements émus. « Il faut qu'il y ait plus de sécurité dans les quartiers, ça ne peut pas continuer comme ça », a déclaré une mère de famille, préoccupée pour son propre fils de 14 ans.
Un appel à la solidarité
Toutefois, au milieu des larmes, des voix d'espoir s'élèvent. Kalomé, ami de la famille, encourage la communauté à rester forte. « Il faut que la société fasse corps, ce n'est pas une fatalité », conclut-il avec conviction. Unis dans leur chagrin, les habitants de Port-Boyer aspirent à un changement et à la sécurité qu'ils méritent.







