La mort tragique de la jeune Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, a suscité une vague d'indignation en France, entraînant des rassemblements massifs à travers le pays. Ce lundi soir, environ 400 personnes se sont réunies devant le tribunal de Carcassonne, et 250 autres à Narbonne, pour rendre hommage à la fillette et dénoncer les violences faites aux enfants.
À Carcassonne, le rassemblement était orchestré par le collectif 11 Droits des femmes. Claire Borde, une activiste de l'association, a pris la parole pour dénoncer les lacunes du système judiciaire, rappelant que "94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite, souvent faute d'enquête". Elle a aussi fait remarquer que la France compte "deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne", comme l'a rapporté L'Indépendant.
À Narbonne, la mobilisation a également suivi un élan similaire, avec 250 participants, principalement des femmes en blanc, répondant à l'appel du collectif des féministes narbonnais. Maryvonne Jalabert, représentante du comité audois d'Enfance et Partage, a déclaré : "On a une justice pas toujours à l'écoute", soulignant ainsi l'urgence de réformer le système, comme le souligne également L'Indépendant.
Une participante a partagé son émotion : "Ce qui est arrivé à cette petite peut toucher n'importe quelle famille. En tant que mère, je ne veux pas que cela arrive à mes enfants. Il est essentiel d'arrêter ce massacre". Les échanges ont parfois été tendus à Narbonne, avec certains manifestants dénonçant des discours jugés trop politisés et préférant quitter les lieux.
Ces mobilisations transcendent les différences politiques, unies dans un seul objectif : que de telles tragédies ne se reproduisent plus jamais. Les citoyens demandent une refonte du système judiciaire afin de mieux protéger les enfants, car chaque voix compte dans la lutte contre les violences faites aux plus vulnérables.







