Un procès très médiatisé débute à Lyon les 11 et 12 juin, opposant un homme accusé d'avoir drogué et violé sa compagne, tout en diffusant des vidéos à son insu. Les faits reprochés remontent à 2020, lorsque l'accusé a été arrêté dans un supermarché, révélant un autre visage de la proche dans son téléphone, ceux d'une femme dénudée, selon des sources judiciaires reprises par le quotidien Le Monde.
L'accusé, qui exerce en tant que garde du corps, a affirmé lors de l'instruction vouloir profiter de l'"expérience" de Dominique Pelicot, condamné pour des faits similaires, pour endormir sa partenaire avant de commettre son crime, selon des informations d'AFP.
"L'instruction met en lumière de possibles liens entre les deux hommes, suggérant un impact sur le comportement de l'accusé", a déclaré Me Gabriel Versini-Bullara, l'avocat de l'accusé.
Ce dernier, bien que se disant innocent, a précédemment avoué avoir commis des actes répréhensibles sur sa compagne, tout en tenant des conversations visant à corroborer sa méthode pour la droguer, comme l'indiquait le BFMTV. En outre, la plaignante a souffert de troubles de la mémoire, notamment des "trous noirs" durant les périodes précédant les agressions.
Les enquêteurs ont découvert des vidéos et photos compromettantes, de nombreuses prises à l'aide de caméras cachées dans leur maison depuis 2015. Sur certaines d'entre elles, la victime apparaît inconsciente pendant les actes sexuels.
Des preuves accablantes
Les récentes révélations sur ses échanges avec d'autres individus ont révélé un plan soigneusement orchestré. Les perquisitions ont conduit à la saisie de puissants sédatifs et de contenus illicites sur son téléphone, ce qui a incité les magistrats à conclure que l'accusé ne peut justifier ces attaques par des jeux sexuels.
"La profondeur de l'endormissement de la victime exclut tout consentement", ont conclu les enquêteurs.
Au-delà des accusations de viol, il est également accusé d'infractions sur des réseaux de rencontres, où il aurait diffusé des contenus intimes, entrainant des rencontres inopportunes. Selon l’avocate de la plaignante, cette dernière ne désire pas se faire connaître et refuse de donner des interviews publiquement. Lors du procès qui pourrait se prolonger jusqu'à vendredi, l'accusé risque une peine de 20 ans de réclusion criminelle.







