Un rassemblement touchant a eu lieu lundi soir devant le tribunal de Bayonne, réunissant près de 600 personnes, dont une majorité de femmes. Cet élan de solidarité fait suite à la tragique mort de Lyanna, une collégienne dont le corps a été retrouvé récemment. Des voix se sont levées pour dénoncer les manquements de l'État à l'égard des plaintes d'enfants et des femmes victimes de violences sexuelles.
À la question : "Qui connaît une victime de viol ?", presque toutes les mains se sont levées. La colère et la tristesse étaient palpables dans la foule. Les participants ont exprimé leur désarroi face à des "plaintes classées sans suite" et à une parole d'enfant souvent ignorée. "On n'écoute pas assez les enfants. On en parle beaucoup, mais quand il s'agit de leur protection, l'impuissance générale est accablante", a partagé Anne, une des manifestantes, soulignant le sentiment d'abandon ressenti par les victimes.
Au cœur des témoignages, Manon, qui a vécu un viol durant son enfance, a pris la parole pour encourager les victimes à s'exprimer. Elle a partagé son propre parcours douloureux, décrivant comment elle aussi avait vu sa plainte classée sans suite. Ses mots résonnent avec la détresse d'autres victimes qui se sont présentées, faisant écho aux expériences de Lyanna et de nombreux autres enfants en détresse.
Les organisateurs de l'événement, représentés par Louise, une bénévole, ont souligné l'urgence d'agir. "Il est crucial de mettre en œuvre les 82 recommandations de la Civise, la commission sur l'inceste et les violences sexuelles. Ces recommandations existent, mais peu d'actions ont été entreprises pour les suivre." Cette demande de changement résonne au-delà de Bayonne, appelant à une action concertée à l'échelle nationale pour protéger les enfants et écouter leurs voix.
Les fleurs ont également été déposées en mémoire de Lyanna et de tous les enfants victimes de violences, symbolisant l'espoir d'un futur où chaque voix sera entendue et chaque plainte prendra la place qu'elle mérite dans le système judiciaire. Unissons-nous pour garantir la sécurité des enfants et mettre fin à ce cycle de silence et de souffrance.







