Dans la nuit du 1er au 2 janvier, les quartiers Nord de Marseille ont été le théâtre d'une découverte macabre. Le corps d'un adolescent de 17 ans, porté disparu, a été retrouvé à l'arrière d'une voiture entièrement brûlée. Selon un communiqué du parquet, la victime présentait des impacts de balle au niveau de la tête et des épaules.
Les résultats de l'autopsie confirment que la cause du décès est une blessure par balle au crâne. L'adolescent, dont l'identité a été établie grâce à des analyses ADN, avait récemment été signalé disparu par ses parents. Bien que le mode opératoire évoque des liens avec la criminalité organisée, le parquet indique qu'aucun lien direct n'a été établi avec le trafic de drogue à ce stade.
Un homme de 23 ans, qui correspond à la description d'un véhicule aperçu à proximité des lieux du drame, a été arrêté et mis en examen. Il est actuellement en détention provisoire après une garde à vue de quatre jours. Une enquête est ouverte pour des infractions graves telles que l'assassinat en bande organisée, la destruction de biens et l'association de malfaiteurs.
En un mois, Marseille a connu plusieurs meurtres similaires, dont celui de deux mineurs, exacerbant les craintes sur la montée de la violence dans la ville. En témoignage de cette tragédie, un homme a également été abattu récemment dans le quartier de Belsunce, faisant écho aux inquiétudes croissantes sur la sécurité dans les zones sensibles de Marseille.
La situation à Marseille est alarmante : selon l'AFP, la ville a enregistré 19 homicides liés au trafic de drogue en 2025. L'assassinat de Mehdi Kessaci, un jeune de 20 ans et frère d'un militant écologiste, avait déjà plongé la ville dans l'émoi. Les experts s'accordent à dire que la violence est en recrudescence, et la question du trafic de drogue domine les débats. Oguzhan Yilmaz, sociologue à l'Université de Marseille, déclare : "L'augmentation des violences est souvent liée à la compétition féroce entre gangs pour le contrôle de territoires, et les jeunes deviennent des victimes innocentes dans cette lutte."







