En 2025, Marseille, tout comme le reste des Bouches-du-Rhône, connaît une diminution notable des cambriolages et des vols de voitures. Cependant, la ville est confrontée à une augmentation alarmante des violences. Selon le bilan présenté par la préfecture, les atteintes aux biens chutent de 2,4 %, tandis que les atteintes aux personnes s'accroissent de 3,9 %. Ce décalage interpelle, d'autant plus que ces chiffres sont plus encourageants que la moyenne nationale.
Dans le cadre de la zone gendarmerie, les cambriolages affichent une baisse spectaculaire de 11,3 %, plus du double de la tendance observée au niveau national. En outre, les vols de véhicules enregistrent un recul de 7,4 %. À l'opposé, les dégradations et destructions de biens augmentent de 2,2 %.
Parmi les points préoccupants, les violences envers les personnes, dont les violences sexuelles, augmentent de 8,2 %. De plus, les menaces et chantages constatés sont trois fois plus fréquents que la moyenne nationale, avec une hausse de 9,3 %. Les violences dirigées contre les représentants de l'autorité publique s'approchent d'une augmentation alarmante de 10,5 %.
Amélioration à Marseille et surtout dans le centre-ville
Une priorité affichée par la préfecture est la restauration de la sécurité dans Marseille, ce qui se traduit par une baisse générale de la délinquance de 4,1 %. Dans la cité phocéenne, les cambriolages ont diminué de 5 %, et les vols de voitures de 7 %.
Tout en parallèle, les atteintes aux personnes connaissent une hausse semblable à celle du département, atteignant + 3,9 %. Cela inclut une montée de près de 10 % des violences dirigées contre les membres de l'autorité.
Pour contrer ces tendances, la préfecture annonce le déploiement de moyens significatifs dans le centre-ville, notamment durant l'été. Des mesures strictes comme la limitation des horaires des épiceries de nuit ont été établies. Les résultats de cette stratégie apparaissent encourageants : le centre de Marseille a observé une chute de la délinquance générale de 12,7 % et les vols à main armée ont presque disparu, avec une baisse de 50 %.
Concernant le narcotrafic, la préfecture a choisi de ne pas communiquer sur le nombre de victimes issus de violences entre gangs ou des assassinats, tel celui de Mehdi Kessaci. En revanche, les interpellations liées au trafic de stupéfiants ont augmenté de 11 %, atteignant 3 770 personnes, et le nombre de points de deal a diminué de près de 50 % entre 2021 et 2025, passant de 181 à 89. Un effort qui, selon des experts interrogés, montre une volonté active de déstructurer les réseaux de trafic dans la ville.







