Au-delà d'une simple coiffure, le mulet incarne un style de vie audacieux célébré chaque année en Belgique. Ce week-end, des centaines de passionnés se sont réunis dans le sud du pays pour le championnat d'Europe de la coupe mulet, une tendance longtemps jugée démodée.
Véritable symbole des années 1980, le mulet se distingue par sa frange et ses côtés rasés, laissant une longueur spectaculaire tomber à l'arrière, résumée par la célèbre formule : "Le sérieux à l'avant, la fête à l'arrière". Ce retour flamboyant est le fruit d'une initiative d'amateurs belges inspirés par un événement similaire en Australie.
C'est la quatrième édition de ce championnat capillaire, et pour les participants venus de France, d'Espagne et d'Angleterre, elle va bien au-delà d'un simple concours.
Le porte-parole de l'événement, David Hubert, alias Edgar Funkel, souligne : "Le mulet est une invitation à l'ouverture, à la différence, à l'aventure. Il possède un aspect ludique".
Pour prétendre au titre de "meilleure coupe mulet" d'Europe, chaque concurrent devait au préalable remplir un questionnaire de présentation. "Nous ne cherchons pas seulement une belle coiffure, mais surtout une belle personne", partage Lolita Demoustiez, 39 ans, jurée connue comme Dalita. "Il s'agit de valeurs comme la tolérance, la bienveillance et la liberté d'être soi-même".
Christine, une participante de 60 ans, relate comment sa coupe distinctive l'a aidée à surmonter des périodes difficiles. "Ça fait un bien fou ; je n'ai même pas eu besoin d'antidépresseurs. Vive le mulet !"
Environ cinquante finalistes ont été sélectionnés pour exhiber leurs coupes mulet devant un public ravi. Les lauréats ont été proclamés dans plusieurs catégories incluant le "mulet junior", le "mulet traditionnel", le "mulet original", et le "mulet vétéran".
Le grand vainqueur de l'édition 2026 est le duo Bérénice, 44 ans, et Samuel, 46 ans, connu sous le nom de BesaMulet, remportant ainsi le cœur des juges et du public.







