Dans la nuit du 23 au 24 mai, la Russie a officiellement confirmé l'utilisation de missiles Orechnik à destination de l'Ukraine. Selon les rapports, les bombardements nocturnes ont engendré des pertes humaines tragiques, faisant au moins quatre victimes et provoquant 60 blessés dans la région de Kiev, malgré les assurances du ministère russe de la Défense sur le ciblage isolé de cibles militaires.
Ce n'est pas un cas isolé, le missile à capacité nucléaire Orechnik a déjà été employé dans le cadre de ce conflit, avec des frappes précédentes ciblant des sites militaires en 2024 et en janvier 2026. Cependant, dans ces occasions, les missiles n'avaient pas été chargés d'ogives nucléaires.
Jusqu'à 5.500 km de portée et plus de 12.000 km/h
La découverte de ce missile balistique a été révélée lors d'une frappe sur une usine militaire à Dnipro en 2024. Vladimir Poutine avait alors évoqué son impressionnante portée, capable d'atteindre des cibles à distances variant entre 3.000 et 5.500 km, ce qui en fait une menace potentielle pour presque toute l'Europe. Pavel Podvig, spécialiste de l'Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement, a déclaré dans une interview à Ostorozhno Novosti que cette arme pourrait exercer une pression significative sur le continent.
En plus de sa portée, le missile Orechnik est remarquablement rapide, atteignant des vitesses supérieures à 12.000 km/h, selon Vladimir Poutine. Le renseignement ukrainien avait aussi rapporté qu'au cours d'une frappe en novembre 2024, le missile pouvait dépasser 13.000 km/h dans la phase finale de son itinéraire.
Cette puissance de feu soulève des inquiétudes croissantes au sein de la communauté internationale, qui reste vigilante face à ces évolutions technologiques. Au vu de ces caractéristiques, de nombreux experts s'interrogent sur les implications stratégiques qu'un tel missile pourrait avoir dans le cadre du conflit actuel.







