La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé un nouveau train de sanctions visant à limiter l'accès au territoire européen pour les anciens soldats russes impliqués en Ukraine. Ce plan, qui constitue le 21e paquet de sanctions depuis le début de l'invasion en février 2022, a été présenté ce mardi à Bruxelles.
« Nous proposons pour la première fois d’interdire l'entrée dans l'Union européenne à toute personne ayant servi dans les forces armées russes depuis le début de la guerre », a déclaré Ursula von der Leyen lors d'une conférence de presse. « C’est aussi simple que cela, afin que l’Europe demeure fermée à ceux ayant participé à l’invasion de l’Ukraine », a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité d'une action forte face à la montée des tensions.
Cette proposition fait écho aux appels de plusieurs États membres de l'UE, notamment des pays baltes, qui réclament depuis des mois des restrictions sur les visas pour les soldats russes, estimant inacceptable qu'ils puissent voyager en Europe après avoir combattu en Ukraine.
Ajustement du plafonnement des prix du pétrole
En parallèle, l'UE envisage de suspendre le mécanisme qui permettait de maintenir les prix du pétrole brut exporté par la Russie à environ 15 % en dessous des prix du marché. Ursula von der Leyen a expliqué que ce mécanisme ne répondait plus à son objectif initial, les revenus énergétiques de la Russie ayant chuté d'environ 40 % au début de l'année 2026. « Nous proposons de suspendre cet ajustement jusqu’en janvier de l’année prochaine », a-t-elle ajouté.
Nouvelles restrictions sur les importations et le contournement
Les nouvelles sanctions incluent également des restrictions significatives sur le secteur de la pêche, visant à interdire l'importation de certains produits, notamment la morue. « Nos sanctions continuent de frapper durement et de faire très mal », a affirmé Ursula von der Leyen, en insistant sur leur effet dévastateur sur l’économie de guerre de la Russie.
Concernant le contournement des sanctions, la Commission européenne prévoit d'ajouter 14 entreprises chinoises à la liste noire et de bannir certaines transactions en cryptomonnaie, utilisées pour éviter les sanctions financières. Le coût des sanctions pour la Russie a été évalué à environ 1 500 milliards d'euros, selon Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’UE.







