Le président Emmanuel Macron s'apprête à réunir ce jeudi après-midi les leaders des partis politiques français pour discuter des garanties de sécurité promises à l'Ukraine. À l'ordre du jour figure la possibilité de déployer « plusieurs milliers d'hommes » en Ukraine dans le cadre d'une force multinationale, en cas de cessez-le-feu avec la Russie.
Cette initiative survient deux jours après le sommet de la « coalition des volontaires » à Paris, où des pays alliés de Kiev ont convenu d’apporter leur aide en déployant des troupes sur le terrain en cas de paix. Lors de cette rencontre, des émissaires de Donald Trump ont également souligné le soutien des États-Unis à cette initiative, allant même jusqu'à proposer un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, bien que ce dernier reste incertain.
Les leaders politiques français, y compris ceux qui ont manifesté des réticences par le passé concernant l'envoi de troupes, sont attendus à cette réunion. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a récemment exprimé son intention de participer, insistant sur l'importance du droit international et critiquant la position de la France vis-à-vis du multilatéralisme de l'ONU. La tension monte alors que la France se prépare à prendre des décisions cruciales sur son engagement militaire, ce qui pourrait nécessiter un vote au Parlement.
Macron a précisé que les forces envoyées ne seraient pas engagées dans des actions de combat, mais agiraient comme une sorte de « force de réassurance ». Les efforts de surveillance de la ligne de front reposeraient principalement sur des technologies modernes, comme des drones et des satellites, et non sur une présence militaire au sol.
Paralèlement à ces discussions politiques, la situation sur le terrain en Ukraine continue de se détériorer, avec des frappes russes qui ont récemment causé des coupures d'électricité dans plusieurs régions, notamment Dnipropetrovsk et Zaporijia. Selon des sources locales, ces attaques ont endommagé des infrastructures critiques, laissant de nombreux citoyens sans électricité, ce qui accentue la pression sur le gouvernement ukrainien et ses alliés.
En réponse à ces événements dramatiques, des experts en relations internationales notent que le soutien militaire accru de la France pourrait être interprété comme un message fort à Moscou. Jean-Pierre Filiu, chercheur à Sciences Po Paris, a déclaré : "C'est une occasion pour la France de montrer son engagement envers l'Europe et son rôle de leader en matière de sécurité."







