Avec les températures s'élevant sur le sable à plus de 30 degrés, et une mer Méditerranée frémissante autour de 16 à 17 degrés, le risque d'hydrocution apparaît clairement. Pour l'éviter, les autorités recommandent d'éviter l'exposition aux heures les plus chaudes et d'entrer dans l'eau progressivement.
La plage du Verdon, à Martigues, est un lieu prisé de nombreux provençaux et touristes, attirés par son sable fin et ses eaux translucides. Toutefois, lors de ce week-end de Pentecôte, la différence de température peut être dangereuse. Christophe Sola, référent surveillance de la baignade des Sapeurs-Pompiers des Bouches-du-Rhône, souligne : "La semaine dernière, l'eau était à 15 degrés. Avec des températures dépassant les 30 degrés sur le sable, il est essentiel de faire preuve de prudence."
Une vigilance accrue pour les jeunes baigneurs
Sur le littoral, de nombreux baigneurs semblent conscients des risques. Christine, qui se remémore une expérience douloureuse, déclare : "J'ai une tante qui a souffert d'une hydrocution après être rentrée dans l'eau trop rapidement. Il est crucial de mouiller progressivement son corps avant de plonger. En quelques minutes sous le soleil, la température corporelle peut augmenter considérablement." Elle insiste sur le fait que ce danger est particulièrement présent chez les jeunes qui se jettent souvent à l'eau après des jeux intenses.
Un phénomène rare mais préoccupant
Audrey, médecin à Port-de-Bouc, confirme la gravité de la situation : "L'hydrocution peut entraîner des complications graves, notamment une crise cardiaque. Bien que ces situations soient rares, elles peuvent être fatales." Elle rappelle aux baigneurs de se méfier des heures les plus chaudes. Les sauveteurs présents sur les plages des Bouches-du-Rhône, au nombre de 350 ce week-end, feront de la prévention pour sensibiliser le public sur ces risques. En effet, il suffit parfois de plonger un orteil dans l'eau pour s'habituer en douceur.







