Jusqu'à cinq ans de prison et l'inéligibilité. Le député LFI Sébastien Delogu sera jugé ce mardi à Marseille dans une affaire de diffusion de documents privés. Il fait face à des accusations graves qui pourraient lui coûter cher : une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement, 750.000 euros d’amende, et une inéligibilité qui menacerait son mandat.
Cette affaire a commencé avec la possession et la publication de documents privés dérobés d’un entrepreneur marseillais, en raison de ses liens avec Israël. Le parquet a engagé des poursuites pour plusieurs offenses, parmi lesquelles le « recel de biens provenant d’un vol » et la « divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou localiser une personne ». Ces violations sont traité par la justice avec grande rigueur.
Une affaire de documents volés
Les événements remontent à septembre 2024, lors d’un conflit social chez Laser Propreté, une société de nettoyage marseillaise. Isidore Aragones, ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille, a subi un vol dans son bureau durant lequel ses documents personnels ont été utilisés sans son consentement. Cinq jours plus tard, Sébastien Delogu a diffusé sur ses réseaux sociaux une partie des documents volés, dénonçant les liens d'Aragones avec l'État d'Israël.
Le chef d’entreprise se dit menacé
Rappelons que Delogu avait auparavant attiré l’attention des médias en brandissant le drapeau palestinien à l’Assemblée nationale pour dénoncer la situation à Gaza en mai 2024. Isidore Aragones a déclaré à l'AFP qu'il vivait dans la peur depuis deux ans, créant une ambiance de tension qui entoure cette affaire. Son avocat a affirmé qu'il souhaite être reconnu comme victime de la situation, ajoutant que son client a reçu des menaces.
Des antécédents judiciaires
Par ailleurs, Sébastien Delogu était déjà sous le coup d'une condamnation en 2025 pour « violences aggravées » suite à une altercation avec des cadres de l’Éducation nationale. Récemment, il a porté plainte après avoir été insulté et menacé, ce qui attise encore plus la controverse qui l’entoure.
Selon son avocat, Delogu ne devrait pas être présent lors du procès en raison d'un « climat très tendu ». Il a insisté sur sa volonté de coopérer avec les enquêteurs, affirmant qu'il n’intend pas se cacher derrière son immunité parlementaire.







