Depuis quinze jours, les résidents de 70 logements dans la cité Vélodrome à Bollène, dans le Vaucluse, se battent contre un hiver particulièrement rigoureux, sans chauffage. Gérés par Grand Delta Habitat, ces appartements dépendent uniquement de chauffages d'appoint qui peinent à réchauffer les espaces.
Dans un couple, le thermomètre indique une température glaciale de 12 °C, poussant ainsi les Mazouz à s'emmitoufler dans des couettes et à utiliser des bouillottes. « Comment veux-tu ne pas tomber malade, avec un froid pareil, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur ? » s'interroge la femme, la voix empreinte de désespoir.
Aucune communication sur les délais de réparation
Dans les halls des bâtiments, un message chiffonné indique que les résidents pouvaient demander des chauffages d’appoint jusqu'à Noël. Cependant, avec l'ampleur de la panne, personne n'a été informé sur son origine, laissant la population dans le flou. Aucune date de réparation officielle n'a été communiquée.
Ces 70 logements, répartis sur trois bâtiments, sont désormais soumis à une facture d’électricité salée pour ceux utilisant des chauffages d’appoint. « Ça va faire mal à certaines personnes », s'inquiète Mr. Mazouz, qui redoute les conséquences financières.
Au niveau national, cette situation n'est pas isolée. D'autres régions de France, comme l'Hérault où des établissements scolaires ont dû fermer leurs portes faute de chauffage, connaissent également des frissons similaires. Les professionnels s’inquiètent des effets à long terme sur la santé des résidents, pressant les autorités à agir rapidement. Selon les experts de l'énergie, cela souligne une nécessité critique d'investir dans des infrastructures de chauffage fiables et durables.
Alors que des températures extrêmes perdurent, la pression monte sur Grand Delta Habitat pour qu'ils prennent des mesures immédiates et responsables.







