Six mois après l'incendie dévastateur survenu au nord de Marseille, les habitants de l'Estaque se mobilisent pour revendiquer une meilleure prise en charge et dénoncer la lenteur inacceptable des procédures de reconstruction. Se regroupant au sein d'une association, ils cherchent à devenir l'interlocuteur privilégié des autorités et des compagnies d'assurance.
Selon une déclaration de l'Association des victimes de l’incendie du 8 juillet, aucun travail de reconstruction n'a pu démarrer en raison des délais prolongés pour les expertises. Mathilde Favier, présidente de l'association, a souligné que des centaines de milliers d'euros seraient nécessaires pour remettre en état les maisons touchées, dont beaucoup sont considérées comme non habitables par les autorités locales. « Les pompiers n'étaient pas présents durant les premières heures critiques. Nous devons comprendre pourquoi », a-t-elle ajouté, appelant à des réponses claires concernant l'intervention des secours.
Le sinistre, qui a ravagé près de 750 hectares, a touché plus de 90 habitations, laissant de nombreux résidents sans abri. Des maisons désormais marquées par des toits effondrés et des structures calcinées. Les sinistrés se sont regroupés pour créer un Comité Local d’Aide aux victimes (CLAV) afin d'assurer un meilleur suivi de leurs demandes d’indemnisation et d’assistance dans les démarches administratives, comme l’a rapporté Le Monde.
La préfecture des Bouches-du-Rhône a reconnu l’urgence de la situation et prévu d'organiser une réunion du CLAV dès début février. « Au total, nous avons identifié 478 personnes sinistrées, bien que certaines n’aient pas dû quitter leur domicile », a précisé Favier.
Malgré la lenteur des procédures, des voix s'élèvent pour une meilleure coordination entre les services d'urgence et les organismes de secours. L'absence de pompiers et d'interventions aériennes durant les heures critiques soulève des questionnements. « Il faut que ces dysfonctionnements soient analysés pour éviter de tels drames à l'avenir », a conclu Favier, pleine d'espoir quant à l'engagement des autorités. Dans cette quête de réponse, les sinistrés espèrent que cette mobilisation fera entendre leur voix et aboutira à des avancées concrètes.







