Utilisé pendant des décennies comme un "engrais minéral naturel" pour avoir une pelouse éclatante, le sulfate de fer est aujourd'hui déconseillé. En plus de ne pas convenir à l'agriculture biologique, ce produit présente des risques pour la santé en raison de son potentiel irritant pour la peau, les yeux et les voies respiratoires.
Comprendre le sulfate de fer
Le sulfate de fer, également connu sous le nom de sulfate ferreux (formule chimique : FeSO4), est principalement commercialisé pour éliminer la mousse des pelouses. Ce composé est formé par l'oxydation de minéraux tels que la pyrite et la marcassite. Sa présentation peut varier : sous forme de cristaux verts lorsqu'il est hydraté, ou en poudre blanche à l'état anhydre. Historiquement, il était aussi désigné comme "couperose verte" ou "vitriol vert".
Disponible en version liquide ou en poudre, son utilisation nécessite des précautions. Il peut causer des irritations et laisser des traces de rouille sur les surfaces touchées par ses éclaboussures.
Les usages du sulfate de fer
Au Moyen Âge, il était mélangé à de la noix de galle pour réaliser une encre violette qui virait au noir avec le temps. Son caractère acide lui confère des propriétés antifongiques, le rendant utile pour traiter le bois et en lutte contre les moisissures, notamment dans certaines peintures naturelles.
Pour les hortensias, une pratique courante consiste à utiliser du sulfate de fer pour les faire bleuir dans des sols acides, bien que des solutions plus naturelles existent, comme l'ajout de morceaux d'ardoise. En agriculture, il est utilisé pour traiter la chlorose ferrique, mais une analyse du sol est souvent nécessaire pour identifier la cause réelle de la décoloration des feuilles.
Combat de la mousse dans la pelouse
Le sulfate de fer est tristement célèbre pour sa capacité à lutter contre la mousse dans les pelouses. Cependant, la mousse prospère généralement dans les sols humides et acides. Bien qu'il puisse noircir la mousse rapidement, cette méthode n'est que temporaire, car elle acidifie davantage le sol, favorisant ainsi la réapparition de la mousse. Une approche plus efficace et moins risquée consiste à scarifier la pelouse pour en améliorer l'aération, prévenant ainsi la croissance de la mousse.







