Institué à Cancale, Olivier Roellinger s'est réinventé dans la gastronomie après avoir surmonté une grave épreuve. Chef reconnu avec un palmarès éblouissant, il a également fondé sa propre gamme d'épices. Portrait d'un artiste culinaire.
La résilience d'un chef
Le destin d'Olivier Roellinger est marqué par l'imprévu. Originaire de Cancale, il aspire d'abord à une carrière d'ingénieur. En 1976, une agression le plongera dans un coma, mais son expérience lui permet de redécouvrir la cuisine comme un chemin de guérison. Lors de sa convalescence, une passion naissante pour la gastronomie le pousse à obtenir un CAP cuisine. Cette vocation devient rapidement une expression de son être.
Ascension fulgurante et retour aux sources
À 27 ans, il ouvre la Maison de Bricourt dans sa maison familiale. La qualité de sa cuisine, enrichie d'un savoir-faire épicé, lui vaut une étoile Michelin en 1986, suivie de deux autres en 1988 et 2006. Sa quête de perfection l'amène à rendre ses étoiles en 2008, préférant se concentrer sur des projets qui lui sont plus chers.
Olivier continue à diriger le Coquillage, qui obtient une étoile Michelin en 2010, tout en lançant les entrepôts Epices-Roellinger à Cancale et Paris. Le chef se consacre également à l'écriture et à son rôle au sein des Relais & Châteaux.
Une cuisine qui fait voyager
Sa philosophie culinaire repose sur l'excellence des produits locaux et le respect des saisons. Olivier Roellinger dévoile une cuisine plus simple et accessible au Coquillage, tout en rendant hommage à ses racines bretonnes. Ses mélanges d'épices, élaborés avec soin, illustrent son talent unique et sa passion pour les saveurs.
Parmi ses plats emblématiques, le Saint-Pierre retour des Indes se marie harmonieusement avec des éléments bretons et des épices exotiques, tandis que le homard breton au cacao beurre salé reste une signature culinaire incontournable. Ces créations sont le reflet de son parcours, de son amour pour la Bretagne, et de son engagement envers une gastronomie respectueuse et créative.







