Souvent désigné comme toiture végétalisée, le toit végétal commence à faire son chemin en France, à l'instar de pays comme l'Allemagne et les Pays-Bas. Ce système innovant présente des bénéfices notables pour le climat, la biodiversité, l'environnement et la santé. Voyons cela ensemble.
Qu'est-ce qu'un toit végétal ?
Un toit végétal est un aménagement de verdure sur un toit qui vise à fonctionner de manière autonome. Les plantes sont soigneusement sélectionnées afin de former un écosystème stable. Ces toits, de plus en plus répandus dans les centres urbains, ne sont pas seulement esthétiques. Ils aident à lutter contre les ilots de chaleur, contribuant ainsi à la transition énergétique. Contrairement aux toits-terrasses, ces espaces ne sont pas faits pour être fréquentés. Ils sont inaccessibles sauf pour des professionnels chargés de leur entretien et de contrôler l'étanchéité.
Les différentes variantes de toits végétalisés
La mise en œuvre d'un toit végétal varie selon plusieurs facteurs tels que le climat et l'orientation du bâtiment. Voici trois types principaux :
- Toit végétal extensif : Idéal pour des surfaces limitées, souvent peu profond (4 à 15 cm). Il nécessite peu d'entretien et convient aux structures légères comme les abris de jardin.
- Toit végétal semi-intensif : Pour des surfaces de tailles moyennes, avec une épaisseur de substrat de 12 à 30 cm. Il implique un entretien plus régulier.
- Toit végétal intensif : Cela inclut des jardins potagers et nécessite un substrat de plus de 30 cm. Il est accessible au public, mais demande un entretien similaire à celui que l'on ferait dans un jardin classique.
Comment installer un toit végétal ?
Installer un toit végétal implique bien plus que quelques plantes dans un bac de terre. Il nécessite la création de 8 couches superposées :
1. Support porteur : Peut être en béton ou en acier, il doit soutenir l'ensemble du poids de la toiture lorsqu'elle est humide.
2. Pare-vapeur : Essentiel pour éviter la moisissure sur les toit chauds.
3. Isolant thermique : Localisé sur ou sous le support de toiture selon le type choisi.
4. Membrane d'étanchéité : En EPDM pour assurer une barrière contre l'eau.
5. Couche drainante : Évacue l'excès d'eau durant de fortes pluies.
6. Couche filtrante : Empêche le substrat de bloquer la couche drainante.
7. Substrat : Essentiel pour la santé des végétaux, stimulant leur croissance.
8. Couche de végétation : On y plante les végétaux adaptés. Des tapis de sedum pré-cultivés facilitent la mise en œuvre.
Des solutions pré-packagées existent pour rendre la végétalisation plus simple et rapide.
Qui consulter pour l'installation ?
L'implantation d'un toit végétal nécessite l'intervention d'un professionnel pour garantir sécurité et conformité. Un ingénieur ou un bureau d'études doit évaluer la capacité du bâtiment à supporter la charge. Un permis de construire est également requis. L'installation peut être réalisée par un artisan couvreur ou un spécialiste des toitures végétalisées.
Les coûts varient de 25 à 320 € par m², selon le type de toiture et la complexité du projet. En moyenne, un toit extensif coûte entre 45 et 100 €/m², tandis qu'un toit intensif commence à 120 €/m².
Avantages et inconvénients des toits végétalisés
Les avantages principaux incluent :
- Ils agissent comme isolants naturels, améliorant les performances énergétiques des bâtiments.
- Ils réduisent le débit des eaux pluviales, protégeant les systèmes d'assainissement.
- Ils prolongent la durée de vie du toit et le protègent contre les intempéries.
- Ils purifient l'air, affectant positivement la qualité de vie dans les villes.
- Ils favorisent la biodiversité locale en attirant abeilles et pollinisateurs.
Toutefois, certains inconvénients sont à prendre en compte :
- Le coût initial peut être substantiel, surtout pour une toiture bien conçue.
- Le poids ajouté à la structure peut nécessiter une évaluation approfondie.
- L'entretien, bien que limité, est nécessaire et doit être pris en considération.
En conclusion, s'il est bien pensé et entretenu, un toit végétal peut constituer un atout précieux pour un bâtiment, tant sur le plan esthétique qu'écologique.







