La maladie d’Alzheimer, une pathologie neurodégénérative, affecte progressivement le cerveau en entraînant la mort des neurones. Elle représente la cause principale de démence chez les personnes âgées de plus de 65 ans et touche environ 800 000 individus en France. Toutefois, selon le ministère de la Santé, jusqu'à 1,2 million de personnes pourraient être concernées par cette maladie ou des affections similaires. L’un des premiers et plus reconnaissables symptômes est la perte de mémoire. Pour évaluer l’évolution de cette maladie, les professionnels utilisent souvent l’échelle de détérioration globale, également appelée échelle de Reisberg, du nom du psychiatre Barry Reisberg.
Cette échelle identifie 7 stades principaux décrivant le déclin des malades d'Alzheimer, allant de l'absence de symptômes visibles à un déclin cognitif très sévère. Cependant, certains experts critiquent cette classification, arguant que l'évolution de la maladie peut varier considérablement d'une personne à l'autre. Voici les détails des 7 stades selon l'échelle de Reisberg.
Stade 1 : absence de déclin cognitif
Au stade 1, aucun symptôme de la maladie d’Alzheimer n’est détectable. Les problèmes de mémoire que peuvent ressentir les patients pourraient être associés simplement à l’âge. Lors d’un examen médical, même ceux déjà atteints de la maladie ne montrent pas de signes évidents, ni de difficultés dans leurs activités quotidiennes.
Stade 2 : déclin cognitif très léger
À ce stade, des symptômes comme de légers troubles de la mémoire ou de la parole peuvent apparaître, mais ils restent souvent imperceptibles et n'affectent pas la qualité de vie. Les erreurs de mémoire sont souvent attribuées à un déclin cognitif léger et ne sont pas détectables par les proches.
Stade 3 : déclin cognitif léger
Le stade 3 se caractérise par des signes qui peuvent commencer à alerter l’entourage. Bien que les troubles cognitifs demeurent légers, leur répétition et leur importance croissante peuvent engendrer une certaine anxiété chez le patient, qui commence à en prendre conscience. Les défis quotidiens tels que la concentration ou l'organisation deviennent plus difficiles.
Stade 4 : déclin cognitif modéré
Au stade 4, qui dure en moyenne 2 ans, un diagnostic de la maladie peut être posé. Les troubles cognitifs s'intensifient avec des oubliettes significatives ou des difficultés à accomplir des tâches complexes. Bien que la personne puisse toujours s'identifier dans le temps et l'espace, des sautes d'humeur peuvent survenir.
Stade 5 : déclin cognitif relativement grave
Ce stade marque le début d'une dépendance plus prononcée. Les patients éprouvent des difficultés à exécuter des tâches quotidiennes, bien qu'ils puissent encore réaliser certaines actions de manière autonome. La mémoire reste intacte pour des événements passés, mais la rétention des souvenirs récents se dégrade.
Stade 6 : déclin cognitif grave
Le stade 6 est caractérisé par une dépendance totale pour les activités de la vie quotidienne. Les patients ne peuvent plus s'occuper d'eux-mêmes et souffrent de troubles de la mémoire sévères, ayant du mal à reconnaître leurs proches. Ce stade peut être accompagné de comportements perturbateurs, poussant parfois les familles à envisager un placement en établissement spécialisé.
Stade 7 : déclin cognitif très grave
Le stade 7 est l'étape finale de la maladie, marquée par un déclin physique et cognitif extrême. Les patients éprouvent des tensions musculaires importantes et perdent leur capacité à interagir, se déplacer ou même parler. Les complications peuvent entraîner infections ou autres problèmes de santé significatifs, culminant souvent dans un état comateux ou un décès après une durée variable de 1 à 3 ans.







