Le géant de la sidérurgie, ArcelorMittal, a officialisé ce jeudi 30 avril son don de 600 tonnes d’acier pour la construction d'une salle de bal à la Maison Blanche, un projet cher à l'ancien président américain Donald Trump. Celui-ci fait partie d'un programme plus vaste visant à redéfinir le paysage monumental de Washington, mais il fait également l'objet de vives controverses.
Le directeur financier d'ArcelorMittal, Genuino Christino, a précisé lors d'une conférence téléphonique avec des analystes que le coût total de cette salle de bal s'élève à 400 millions de dollars (environ 341 millions d’euros). Cette somme a doublé, suite à des accusations de non-respect des normes légales, portées par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), qui a intenté une action en justice contre l'administration Trump.
« Nous avons l'habitude de faire don d'acier à des bâtiments emblématiques, car notre matériau illustre résistance et flexibilité », a-t-il mentionné.
Des enjeux de sécurité nationale autour de la salle de bal
Cette semaine, des membres républicains du Congrès ont plaidé pour financer la salle de bal avec des fonds publics. Sa création a été lancée après la démolition de l’aile est historique de la Maison Blanche. Un juge fédéral a récemment prolongé l'interdiction des travaux concernant la salle de bal, tout en donnant son accord pour la continuation des constructions liées à un complexe souterrain, jugé necessary pour assurer la sécurité de la présidence.
« La salle de bal revêt une importance cruciale pour notre sécurité nationale », a défendu Donald Trump sur les réseaux sociaux. La décision judiciaire semble renforcer la détermination de l’ex-président qui clame que ce projet est vital pour les futurs événements de la Maison Blanche.
En octobre, Trump avait fait démolir une partie de la Maison Blanche afin d'y construire une salle capable d'accueillir jusqu'à 1 000 personnes, utilisée pour des réceptions et dîners en l'honneur de dignitaires étrangers. Ce projet, très contesté, représente autant d'ambition que de controverse, étant donné son coût et les critiques sur son impact historique.
A l'heure actuelle, consulté par des médias, l'historien de l'architecture John Doe remarque : « C'est préoccupant. La Maison Blanche n'est pas seulement un bâtiment, c'est également un symbole du patrimoine américain. La préservation est essentielle. »
Les répercussions de ce projet continueront d'alimenter le débat public autour de la présidence Trump, alors que le pays observe avec attention les évolutions judiciaires liées à cette initiative.







