À Antibes, dans les Alpes-Maritimes, le quotidien d'un automobiliste a pris un tournant inattendu lorsque des rats ont envahi son véhicule. L’homme, Serge, a réalisé l’ampleur des dégâts en ouvrant le capot de sa voiture pour constater les ravages causés par ces rongeurs. Attirés par la chaleur, ils ont grignoté des câbles, notamment celui lié au système de freinage ABS, dont la composition inclut de l'amidon de maïs, une friandise pour les rongeurs.
Jonathan Grailhe, chef d’un centre auto Midas local, explique que les rats choisissent souvent de s’installer dans les voitures pour leur chaleur et leur sécurité. “Dans un premier temps, ils se logent entre le bloc-moteur et le cache, avant de ronger les câbles pour aiguiser leurs dents avec un goût particulier”, souligne-t-il. Serge décrit sa voiture comme “un hôtel cinq étoiles pour rongeurs”, une réflexion ironique sur une situation pour le moins frustrante.
Les voitures, ayant la particularité d’être stationnées, deviennent des refuges de choix pour ces animaux. “C’est la place la plus sécurisée pour eux, ils s’installent, mangent tranquillement, et retournent chez eux.” a précisé Zahir, gérant de garage, en faisant écho à ce problème croissant dans les zones urbaines.
Malheureusement, comme l’a découvert Serge, ce type de dommage n’est pas couvert par la plupart des assurances auto. Ce dernier a donc dû débourser la somme conséquente de 5 369 euros pour remettre son véhicule en état. En réponse à cette mauvaise expérience, il a décidé d’investir dans une assurance qui couvre ce type de désagrément, un investissement judicieux pour éviter de futures déconvenues.
Cette situation interpelle les experts sur l'augmentation des cas similaires, un phénomène qui pourrait être amplifié par l'urbanisation rapide et les changements climatiques. Une étude publiée par France Info met en lumière l'ampleur de cette problématique dans nos villes, appelant une prise de conscience face à la gestion des nuisibles. Le cas de Serge n'est qu'un exemple parmi de nombreux autres, soulignant la nécessité d'une attention accrue aux risques liés à l'invasion de rats dans nos quartiers.







