La journée a pris une tournure tragique dans le village de Vairao, sur la presqu'île de Tahiti. Le lundi 27 avril, un enfant de 2 ans a été découvert blessé sur la terrasse de la nourrice où il devait être gardé. Au moment des faits, la mère avait déposé son fils chez une nourrice de la famille, sans se rendre compte que celle-ci s'était assoupie. Tahiti Infos rapporte que le petit se serait retrouvé seul à l'extérieur avant qu'une tragédie ne se produise.
Selon Faana Taputu, le maire de Taiarapu-Ouest, la nourrice a été alertée par des cris une fois réveillée et a découvert l'enfant inanimé. Bien que les secours soient intervenus rapidement, l'état de l'enfant était critique, et il n'a pu être sauvé.
Une enquête complexe
Des données préliminaires indiquent que l'enfant portait des blessures graves, ce qui évoque une attaque animale. "Les marques sur le visage, aux oreilles et au cou étaient horrifiantes", a déclaré M. Taputu, encore sous le choc. Selon les premières investigations, le chien de la nourrice était attaché, laissant penser qu'un autre animal aurait pu entrer sur la propriété.
Les autorités, cependant, demeurent prudentes dans leur évaluation. "Bien que nous ayons de fortes suspicions quant à une attaque canine, l'absence de témoins directs nous empêche de confirmer les faits", a souligné Solène Belaouar, procureure de la République. Une enquête a été ouverte pour démêler les circonstances entourant cet événement tragique.
Cadre légal sur les chiens à Tahiti
En France, la législation sur les chiens dits dangereux est très stricte. Deux catégories principales y sont définies : les chiens d’attaque (catégorie 1) et les chiens de garde (catégorie 2). Il est impératif que leurs propriétaires soient majeurs, exempts de casier judiciaire incompatible et qu'ils déclarent ces animaux auprès des autorités. De plus, chaque chien doit être enregistré, vacciné et soumis à une évaluation comportementale. Dans la sphère publique, ces animaux doivent être tenus en laisse et muselés. En cas de non-respect de ces règles, des sanctions pénales peuvent être imposées, y compris la confiscation de l'animal.







