Ce lundi 15 juin, le tribunal de Nîmes entame le procès en appel de Pierre Quistrebert, 64 ans, plaidant son innocence après sa condamnation à réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de son ex-compagne, Maguy. Ce crime tragique, survenu le 25 juillet 2022 sur le parking de son entreprise à Cavaillon, a été marqué par 32 coups de couteau, faisant de Maguy la 61e victime de féminicide cette année-là, parmi 115 décès tragiques liés à la violence conjugale.
L'affaire a pris un tournant intéressant lors du premier procès, qui s'est tenu en juin 2025 à Avignon. Malgré la gravité des faits, Pierre Quistrebert a fait appel, arguant qu'il n'avait pas prémédité son acte. À l'époque, il avait été déclaré coupable malgré le flou de ses explications sur les circonstances du meurtre.
Le nouvel avocat de la défense, Me David Curiel, a indiqué : "Mon client a peur et est conscient de l'importance de ce procès, le dernier espoir de régler cette tragédie. Cependant, il reste convaincu de son absence de préméditation." Les enjeux de ce procès pourraient influencer les perceptions sur la violence à l'égard des femmes, un fléau qui continue à toucher la France.
Des experts, comme la sociologue spécialisée dans la violence conjugale, Dr. Marie Dupont, soulignent que "ces affaires révèlent un besoin urgent de réforme dans la manière dont la justice traite les cas de violences faites aux femmes." En attendant le jugement, la communauté reste choquée par ce drame, condamnant fermement la violence de genre.







