Lors d'une visite à la prison d’Aix-Luynes, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a tribué la médaille d’honneur de l’administration à des surveillants victimes d'une agression d'une violence inouïe. Ces agents, attaqués par un détenu au moyen de ciseaux, n'ont pu cacher leur traumatisme face à l'horreur vécue.
« Je pensais vraiment que mon supérieur était en train de mourir et que j’allais y passer moi aussi », témoigne l’un des agents, les yeux encore pleins d’émotion et une blessure visible sur son visage. Il a relaté l’attaque perpétrée au petit matin, où la panique et la peur ont régné en maîtres. La violence de cet acte, qualifiée de « djihadiste » par certaines sources, a laissé une empreinte indélébile sur les victimes.
Les conditions de travail dans les établissements pénitentiaires font souvent l’objet de débats passionnés en France. Des experts, comme Philippe capitaine du Syndicat autonome des surveillants pénitentiaires, soulignent que le manque de personnel et de ressources appropriées contribue à l'insécurité ambiante. « Il est urgent de revoir notre système pénitentiaire, sinon nous risquons de connaître d'autres drames », avertit-il.
L’incident s'inscrit dans un contexte alarmant où les agressions contre les agents pénitentiaires augmentent. Selon Le Monde, en 2022, les violences en milieu carcéral ont bondi de 20%. La nécessité d'urgence à améliorer la sécurité et les conditions de travail des surveillants devient de plus en plus pressante.
Les témoignages recueillis ce samedi au sein de la prison montrent une communauté de travail dévastée mais solidaire, décidée à faire entendre sa voix pour un avenir moins dangereux. Le ministre a promis un suivi et des mesures strictes pour protéger ceux qui oeuvrent au quotidien dans ces conditions difficiles.







