Une cellule psychologique a été mise en place ce mercredi matin, suite à l'incident tragique survenu au collège de la Guicharde à Sanary, où une enseignante a été poignardée à plusieurs reprises par un élève de 14 ans. Les cours sont suspendus, mais l'établissement reste accessible aux élèves souhaitant évoquer ce drame.
Ce matin-là, le nombre d'élèves présents à l'entrée du collège était réduit. Malgré cela, certains, accompagnés par leurs parents, ont exprimé leur besoin de partager leurs expériences. Ange, une élève de 5ème, a déclaré : "J'ai vu la prof par terre en sang. Cela m'a fait du bien de parler à la cellule psychologique, mais mon cerveau continue de me remettre les images en tête. Je me sens quand même plus apaisé" (source : ICI Provence).
Tristesse et colère
Lors de sa visite sur place, le ministre de l'Éducation a exprimé l'émotion ressentie par la communauté éducative : "Il y a de l'émotion, de la tristesse et de la colère". Ces enseignants, dévoués à l'éducation de leurs élèves, peinent à comprendre la motivation derrière cet acte extrême.
Les jours précédant l'incident, plusieurs élèves affirmaient avoir entendu l'adolescent se plaindre de son souhait de s'en prendre à une enseignante. En garde à vue, l'adolescent n'a pas contesté les faits et a exprimé des regrets. Toutefois, les raisons précises de cette violence restent floues, laissant planer des interrogations sur la montée de sa rancœur au fil du temps.
Cette affaire soulève également des questions sur la sécurité et le climat au sein des établissements scolaires. Des experts en psychologie scolaire suggèrent qu'une attention accrue doit être portée sur la santé mentale des jeunes, afin d'éviter de telles tragédies à l'avenir.







