Affaire de la tête de cochon : deux hommes mis en examen dans le cadre de l'enquête

Deux hommes en examen après une provocation choquante visant Christian Estrosi.
Affaire de la tête de cochon : deux hommes mis en examen dans le cadre de l'enquête
Christian Estrosi, lors d’une conférence de presse à Nice, le 12 mars 2026. VALERY HACHE/AFP

Le 27 février, le maire de Nice, Christian Estrosi, a fait une découverte troublante : une tête de cochon accrochée à la grille de son immeuble, accompagnée d'une insulte et d'une étoile de David. Ce incident a déclenché une enquête menée par le parquet de Nice, juste avant les élections municipales.

Les deux hommes, placés en garde à vue, ont été mis en examen le 13 mars. Selon le parquet, quatre individus ont été identifiés dans cette affaire dont les détails restent flous. Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a déclaré qu'à ce stade, "aucun élément ne permet d'envisager la possible participation directe ou indirecte aux faits d'autres personnes".

Les enregistrements de vidéoprotection ont permis d'identifier un véhicule lié aux faits et la possible implication de plusieurs individus. Les deux personnes mises en examen font face à des accusations d'association de malfaiteurs et d'accès frauduleux à des systèmes de traitement automatisés de données.

Une affaire qui empoisonne la fin de campagne

Cette affaire arrive à un moment particulièrement sensible pour Christian Estrosi, qui brigue un quatrième mandat face à Éric Ciotti. En pleine campagne, cette provocation apporte son lot de tensions.

Le premier des deux hommes mis en examen, un spécialiste du marketing digital de 46 ans, et son associé, ancien inspecteur à la direction de surveillance du territoire, ont des parcours variés. En parallèle, deux Tunisiens avaient été mis en examen la semaine précédente, accusés de violences aggravées et d'autres infractions graves envers un élu public.

Les éléments collectés par les enquêteurs ont rapidement conduit à l'identification d'un Tunisien né en 1988 et un autre en 1990. L'un d'eux, spécialiste en informatique, avait même été en contact avec des membres de l'entourage de M. Estrosi pour des projets de communication.

Dans un éclairage rassurant, Christian Estrosi a affirmé qu'il "attend impatiemment la vérité sur cette histoire" et a exprimé son désir de mettre fin aux rumeurs suggérant une implication personnelle dans cette affaire. Cette situation continue de semer le doute pendant une période cruciale pour sa campagne politique.

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