Dans la ville emblématique de la circonscription de Raphaël Arnault, un malaise palpable s'installe. La gauche tente de minimiser l’impact tragique lié à la mort de Quentin Deranque, survenue le 12 février dernier à Lyon, causée par des individus associés à la Jeune Garde. Alors que le député LFI s’efface depuis un mois, une partie des formations de gauche s’est unie autour de sa protégée.
La permanence parlementaire de Raphaël Arnault reste désespérément fermée. Le député n'a pas été aperçu sur les bancs de l'Assemblée nationale ni dans sa circonscription depuis l’incident tragique. Au dernier meeting de la France insoumise, quelques jours après la tragédie, son absence a suscité des interrogations. Dans les discussions, le nom du député est évité avec une certaine prudence.
La campagne des législatives précédentes n’a pas été sans conséquences. Le parachutage d'Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, a entraîné une atmosphère tendue, marquée par des intimidations. La désignation de Mathilde Louvain à la tête de la liste LFI a également provoqué des remous, compromettant les relations avec des figures historiques du mouvement, comme l'illustre le départ du controversé Farid Faryssy vers la liste socialiste de la majorité sortante.
Malaise autour du député
La mort de Quentin Deranque a laissé une empreinte significative à Avignon. À l'approche du premier tour des élections, les liens entre les proches d'Arnault et l'incident tragique font l'effet d'une onde de choc. La tension est palpable lors du premier débat télévisé organisé par France 3. Stéphan Fiori, entrepreneur et candidat sans étiquette, évite de se prononcer sur une potentielle démission d'Arnault, malgré les appels de la candidate RN, Anne-Sophie Rigault. De son côté, David Fournier, du PS, se retrouve dans l’obligation d’éluder la question, ne pouvant critiquer Mathilde Louvain dans ce climat déjà tendu.
À l'aube des élections, avec la maire sortante choisissant de ne pas se représenter, le RN devient le principal opposant dans cette municipalité. Ainsi, la gauche envisage de collaborer avec la France insoumise lors du second tour, malgré les répercussions d’un passé chaotique que chacun tente d’oublier.







