Le 14 février, Quentin Deranque est décédé à Lyon à la suite d'une rixe avec des militants antifascistes. Les circonstances entourant cette altercation ont depuis été précisées, comme le rapporte Mediapart dans son enquête approfondie sur le jeune homme de 23 ans.
Ce dernier entretenait un passé numérique révélateur de ses convictions néonazies et fascistes. Sous les pseudonymes @PatricienD et @Gavariou sur X, il n’hésitait pas à exprimer sa nostalgie pour le fascisme, déclarant : "les immigrationnistes et les antiracistes sont des merdes" et affirmant que "la violence politique n’est pas propre aux fascistes mais est une réalité politique" lorsque l’on a du caractère.
Mein Kampf à faire lire à tous les lycéens
Sa fascination pour le IIIe Reich transparaît également dans ses publications. Pour lui, Mein Kampf d’Adolf Hitler serait "à faire lire à tous les lycéens". Dans un échange, il a même déclaré : "moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc", en réaction à un post soutenant les personnes LGBTQ+. Ces propos choquants soulignent l’atmosphère de provocation et d’extrême intolérance dans laquelle il évoluait.
Dans un anonymat soigneusement préservé, Quentin a aussi exprimé des idées ouvertement racistes, comme lorsqu'il écrivait que "si on avait un vrai dirigeant, il utiliserait les débordements de ce soir pour mater la n*graille", référence troublante à des épisodes marquants de l’histoire allemande.
Relativement à ses croyances religieuses, il était profondément catholique et se rendait à des messes traditionnelles. De ce fait, il exprimait des opinions radicales sur des sujets tels que l'avortement, se désignant comme un opposant à toute forme de droits concernant la reproduction.
Deux semaines avant sa mort, il participait à une session de formation à des techniques de combat organisée par le groupuscule néofasciste Audace Lyon. Cela témoigne d'une volonté évidente d’adopter une posture militante violente, soutenant par le passé des actions violentes contre des groupes de gauche telles que SOS Racisme.
Sa mort et ses activités ont soulevé de nombreuses interrogations sur l'idéologie qui semble de plus en plus se répandre, alors que les réactions à ses propos continuent de diviser l'opinion publique. Entre admiration de certains et condamnation d'autres, l'héritage de Deranque reste un sujet de friction dans le paysage social français.







