Les deux hommes arrêtés dans le cadre de l’enquête sur la tête de porc laissée devant la maison de Christian Estrosi, maire de Nice, ont été présentés aux juges d’instruction, a indiqué le parquet le 13 mars.
Les deux suspects étaient en garde à vue depuis le 11 mars dernier à la suite de l'enquête portant sur la tête de porc déposée devant le domicile du maire. Vendredi, ils ont été déférés devant les juges d'instruction, selon l’annonce du procureur de Nice, Damien Martinelli, qui prévoit de remettre un communiqué détaillé ultérieurement.
Christian Estrosi qualifie l'incident de « machination »
À quelques jours du premier tour des élections municipales, cette affaire ternit l'image de Christian Estrosi (Horizons), qui vise un quatrième mandat mais fait face à des sondages défavorables, notamment face à Éric Ciotti (UDR-RN). Des sources proches du dossier suggèrent que l’enquête pourrait indiquer une manipulation émanant de son entourage, bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer si le maire, qui décrit une « machination absolument ignoble », était au courant.
Parmi les déférés, l'un est un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), à la retraite et âgé de 79 ans, devenu détective privé. L’autre est un homme d’affaires dans la quarantaine, considéré comme un soutien de Christian Estrosi. Deux juges d’instruction ont été assignés à l'affaire, qui inclut des accusations de provocation publique à la haine et de violences aggravées contre un élu public.
La semaine dernière, deux individus de nationalité tunisienne avaient déjà été mis en examen et placés en détention dans le cadre de cette affaire. L'analyse du téléphone de l'un d'eux a démontré des échanges avec une collaboratrice proche du maire. Estrosi a exigé lors d'une récente conférence de presse : « Je veux connaître la vérité et plus vite elle arrivera, mieux ce sera ».







