La défense du 1er-Mai en tant que jour chômé était au cœur des préoccupations lors du défilé marseillais de cette année. Selon la préfecture, environ 3400 personnes ont répondu à l'appel, s'élançant du Vieux-Port en fin de matinée, aux côtés de divers syndicats. Le slogan principal, « Le 1er-Mai nous appartient », était largement affiché sur les banderoles.
Dans un contexte particulier, les syndicats ont dénoncé les intentions du gouvernement d'autoriser les boulangers et les fleuristes à travailler ce jour-là. Ce geste a suscité une vive réaction, car le 1er-Mai est historiquement le seul jour férié pleinement chômé en France.
« Le gouvernement donne à demi-mot des consignes visant à désobéir à la loi » - Manuel Bompard
Cette législation contestée a été critiquée par des élus de gauche, notamment Manuel Bompard, député LFI de Marseille. Sur ICI Provence, il a déclaré : « C’est stupéfiant que le gouvernement donne à demi-mot des consignes visant à désobéir à la loi ». Il a également exprimé son espoir que l'inspection du travail surveille les abus éventuels dans les commerces ouverts ce 1er-Mai, soulignant que la loi protège les salariés de toute contrainte à travailler.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a également réaffirmé son opposition à une telle ouverture. Elle a insisté sur le fait que « La règle, c'est qu'il ne doit pas y avoir d'ouverture » ce jour-là, en faisant écho aux préoccupations des manifestants. Ainsi, la mobilisation à Marseille sur le 1er-Mai représente une lutte fondamentale pour les droits des travailleurs, dans un climat de tensions croissantes autour des propositions gouvernementales.







