Israël a intercepté une flotte de bateaux humanitaires guidés par des militants pro-palestiniens au large des côtes grecques, entraînant l'arrestation d'environ 175 personnes, dont plusieurs Espagnols. Face à cette situation, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a condamné l'action israélienne, l'accusant de "violer encore le droit international".
Dans un message partagé sur le réseau social X, Sánchez a exprimé son inquiétude : "Israël viole à nouveau le droit international en attaquant une flottille civile dans des eaux qui ne lui appartiennent pas". Il a également promis de faire tout son possible pour protéger les Espagnols concernés et a exigé que l'Union européenne annule son accord avec Israël, insistant sur la nécessité de respecter le droit maritime.
Le ministère espagnol des Affaires étrangères a précédemment réagi avec fermeté, dénonçant l'intervention israélienne et confirmant que des ressortissants espagnols étaient présents à bord des navires. Les autorités israéliennes prévoient de transmettre les militants interceptés vers la Grèce dans les heures à venir.
Relations tendues entre Israël et l’Espagne
Cette opération s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et l'Espagne, exacerbées par le soutien espagnol à la Palestine. L'Espagne, qui a reconnu l'État palestinien en 2024, est devenue un porte-voix des critiques européennes à l'égard de la politique israélienne, notamment des actions menées à Gaza. En témoignent les déclarations de Sánchez concernant les manifestations pro-palestiniennes à Madrid en 2025.
Israël, pour sa part, a laissé son poste d'ambassadeur vacant à Madrid depuis 2024, tandis que l'Espagne a rappelé son ambassadrice face à la détérioration des relations diplomatiques. Les tensions sont palpables, avec des demandes croissantes au sein de l'UE pour réévaluer son approche vis-à-vis d'Israël.







