Ce compte anonyme a diffusé des propos ouvertement racistes, appelant notamment à des violences contre des pro-palestiniens. Selon des informations relayées par Sud Ouest, le Caced a pu établir que l’individu derrière ce compte est un élu du syndicat étudiant Uni, récemment élu au conseil d’administration.
L’Université Bordeaux Montaigne a activé un article 40, qui permet de signaler des faits au Procureur. Cela pourrait conduire à une enquête judiciaire. Les propos tenus par ce membre du syndicat résonnent avec d'autres incidents, comme les tags récemment découverts sur le campus, faisant l'apologie de la violence et appelant à des actions contre des militants de gauche.
Ulysse Pabœuf, membre du Caced et élu au conseil d’administration de l’université, a souligné que ces révélations soulignent la banalisation de l’extrême droite sur le campus. "Nous devons agir pour garantir que l’université reste un lieu d’ouverture et de débat", a-t-il précisé.
La réaction de l'université
Louise Montangon, responsable de l’Uni à Bordeaux, a déclaré que l’élu en question avait été écarté de l’organisation avant les révélations. "Nous condamnons fermement les propos tenus", a-t-elle affirmé. Selon Rubens Strachan, délégué national de l’Uni, "nous devons agir rapidement dès que de tels propos sont confirmés; c’est en adéquation avec nos valeurs".
La situation est préoccupante, et l’université cherche à prévenir toute banalisation de l’extrême droite, en garantissant la sécurité et le bien-être de tous ses étudiants.







