L'État hébreu a procédé à l'interception d'environ 20 bateaux en direction de Gaza au large de la Grèce, entraînant l'arrestation de 175 militants, parmi lesquels figuraient des Espagnols. Dans ce contexte, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a soutenu qu'Israël "viole à nouveau le droit international".
Sur les réseaux sociaux, Sánchez a déclaré : "L'assaut sur une flottille civile dans des eaux internationales constitue une infraction grave. Il est impératif de garantir la sécurité des Espagnols détenus". Il a également appelé l'Union européenne à agir et à suspendre l'accord d'association avec Israël, insistant sur la nécessité de faire respecter le droit maritime.
Le ministère espagnol des Affaires étrangères a, de son côté, condamné avec vigueur l'intervention israélienne au large de Crète, soulignant la présence de ressortissants espagnols à bord. Selon des sources israéliennes, les 175 militants arrêtés, dont certains organisations rapportent le nombre à 211, seraient prochainement transférés vers la Grèce.
La flottille, composée de plus de 50 vaisseaux parties récemment de Marseille, Barcelone et Syracuse, représente un symbole fort du soutien au peuple palestinien.
Tensions de longue date entre l’Espagne et Israël
Cette déclaration de Sánchez illustre les relations tumultueuses entre l'Espagne et Israël qui se sont exacerbées ces dernières années. En mai 2024, l'Espagne avait rejoint des pays comme l'Irlande et la Norvège dans la reconnaissance de l'État palestinien. Cette position a fait de l'Espagne l'une des critiques les plus fermes au sein de l'UE vis-à-vis de la politique de Benyamin Netanyahou.
Le gouvernement espagnol a également exprimé son indignation face à la guerre à Gaza, ainsi qu'à l'implication militaire américaine dans la région. Lors d'une déclaration en septembre 2025, Sánchez avait témoigné de son soutien aux manifestants pro-palestiniens, qui avaient perturbé la Vuelta cycliste, provoquant l'annulation de la dernière étape à Madrid.
Les relations diplomatiques sont tendues : Israël n'a pas pourvu son poste d'ambassadeur à Madrid depuis 2024, tandis que l'Espagne a rappelé son ambassadrice en septembre 2025, qui a depuis été officiellement relevée de ses fonctions en mars 2026. Ces événements témoignent d'une fracture diplomatique profonde entre les deux nations.







