Un réseau de voleurs a sévi depuis des semaines, dévalisant plusieurs supermarchés dans les départements de l'Isère, de la Drôme et de l'Ardèche. Leur mode opératoire, bien rodé, leur a permis de partir avec des chariots chargés de marchandises d'une valeur de plusieurs milliers d'euros, jusqu'à ce qu'un de leurs membres soit appréhendé le 27 avril dernier.
Le 22 avril, deux supermarchés ont été touchés le même jour selon Dauphiné Libéré. Le magasin de Revel-Tourdan a ainsi perdu 1 788,65 € en quelques minutes, tandis que le Super U de Saint-Sorlin-en-Valloire a subi un préjudice de 3 388,68 €. L'alerte a rapidement été lancée auprès d'autres enseignes de la région.
Le directeur du Super U de Revel-Tourdan a décrit cette bande comme étant très organisée et professionnelle. Selon ses observations, un membre attendait sur le parking pendant que trois autres agissaient à l'intérieur, communiquant par oreillettes. Leur astuce consiste à distraire une caissière avec des questions banales, permettant à un complice de quitter le magasin avec un chariot rempli de produits alimentaires. En quelques instants, les voleurs étaient partis, laissant leurs victimes sans défense.
Démasqués par les caméras de surveillance
La chute de cette bande est survenue grâce à l'analyse des enregistrements de surveillance. Les portraits des suspects ont été diffusés en interne, ce qui a permis leur identification lors d'un vol au Super U de La Verpilliere le 27 avril. Les agents de sécurité, alertés, ont suivi les malfaiteurs dans le magasin avant d'intercepter l'un d'eux, qui poussait un chariot de marchandises d'une valeur de 1 487,54 €.
Arrêté, l'homme de 30 ans, originaire d'un pays étranger, a déclaré être arrivé en France deux semaines plus tôt en quête d'un emploi dans le bâtiment, qui n'a jamais vu le jour. C'est dans l'agglomération lyonnaise qu'un compatriote lui a proposé d'intégrer le réseau, avec un salaire de 150 € par chariot volé, destiné à la revente.
Le 29 avril, lors de son passage en comparution immédiate au tribunal de Vienne, le prévenu a reconnu les faits. Il a été condamné à 10 mois de sursis et a reçu une interdiction de territoire de cinq ans, en plus d'une obligation d'indemniser les supermarchés victimes de ses actes.







