Deux individus, jeunes militants d'extrême droite, ont été interpellés à Nice cette semaine, accusés de violences survenues lors d'une manifestation contre l'élection d'Éric Ciotti à la mairie. Le procureur Damien Martinelli a confirmé leur arrestation, révélant un arsenal inquiétant retrouvé chez eux, comprenant des matraques télescopiques et des équipements de combat.
Ces jeunes, âgés d'une vingtaine d'années et avec un passé judiciaire chargé, sont poursuivis pour violences aggravées, association de malfaiteurs et détention d'armes. Leur comparution immédiate est prévue prochainement. Les violences se sont déroulées après un rassemblement organisé par la Confédération générale du travail spectacle, qui appelait à défendre les valeurs de gauche suite à la victoire de Ciotti soutenu par le Rassemblement National.
Des informations partagées par Le Monde soulignent que l'enquête a permis d'identifier un second suspect, déjà connu pour des actes violents à motif racial. Des perquisitions ont révélé chez eux des élments liés à Aquila Popularis, un groupe d'extrême droite de Nice, ainsi que des objets évoquant l'idéologie nazie. Le plus jeune des interpellés a affirmé que ces objets étaient simplement des éléments de collection.
Malgré leurs dénégations concernant tout lien avec le groupe, ils ont reconnu avoir participé aux événements du 23 mars, où ils espéraient seulement « faire peur » aux manifestants. Les tensions entre groupes politiques continuent de s'intensifier, alimentées par des symboles d'extrême droite, un héritage qui semble trouver un écho croissant dans la société actuelle.
Aquila Popularis semble multiplier les activités, comme l'indiquent les actualités locales, notamment une réunion controversée célébrant la mémoire d'Albert Spaggiari, membre de l'OAS. Des élus de gauche réagissent fermement, rappelant que cette présence d'extrême droite n'a pas sa place à Nice, une position également soutenue par Eric Ciotti, qui a qualifié le groupuscule d'inapproprié.







