Dans sa décision, le tribunal a jugé la requête de Tarrant "totalement infondée". En mars 2019, il avait abattu 51 personnes lors de deux attaques contre des mosquées à Christchurch, un événement tragique qui a choqué le monde entier. En août 2020, il avait été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, devenant ainsi le premier homme à recevoir une telle peine en Nouvelle-Zélande.
Conditions de détention contestées
Tarrant, âgé de 35 ans, a plaidé coupable après avoir filmé ses attaques pendant 17 minutes et diffusé un manifeste raciste en ligne. Actuellement incarcéré dans une unité hautement sécurisée de la prison d'Auckland, Tarrant a tenté d'argumenter que ses conditions de détention avaient gravement affecté son état mental au moment de plaider coupable.
La cour a toutefois rejeté ses affirmations, estimant qu'il n'y avait pas de preuve solide pour justifier son état mental au moment de son plaidoyer. Les juges ont noté des incohérences dans son témoignage et ont cité des évaluations de professionnels de santé mentale qui contredisent ses déclarations.
"Les preuves démontrent sans équivoque qu'il ne souffrait d'aucun impact psychologique significatif dû à ses conditions de détention lors de la reconnaissance des faits", ont affirmé les juges.
Réactions des familles des victimes
Les avocats représentant les familles des victimes ont exprimé un "grand soulagement" après le rejet de l'appel. Ils ont déclaré que cela épargnerait aux familles le traumatisme de revivre les événements au cours d'un nouveau procès. Ils ont ajouté que la justice prenait les mesures nécessaires pour protéger les victimes et leurs proches.
Un média néo-zélandais, RNZ, a rapporté que les familles pouvaient maintenant tourner la page, sans crainte de nouvelles procédures judiciaires qui pourraient raviver la douleur. Le collège de juges a affirmé que la demande de Tarrant était non seulement inappropriée, mais aussi mal fondée.
Dans un acte surprise, Tarrant avait tenté d'abandonner son appel en invoquant un pseudonyme dans une note peu claire, qui a finalement été rejetée par le tribunal. Sa dernière requête soulignant qu'il ne souhaitait plus d'avocat a également été ignorée.







