L'armée israélienne a intercepté plusieurs navires de la flottille pro-palestinienne en Méditerranée, arrêtant environ 175 militants. Selon des déclarations des autorités israéliennes et des organisateurs, ces militants, originaires de plus de 20 bateaux, sont désormais en route vers Israël. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères israélien a même diffusé une vidéo censée montrer ces militants à bord de navires israéliens, plaisantant avec le personnel militaire.
Les organisateurs de la flottille Global Sumud avaient pourtant annoncé juste avant l'incident que leurs navires faisaient face à des vaisseaux militaires israéliens. Dans un message publié à 6h30 heure française, ils ont affirmé que 22 des 58 bateaux de la flottille avaient été abordés, en contravention des lois internationales. Ils ont également mentionné que parmi les personnes arrêtées se trouvaient des ressortissants français.
La nuit précédant l'interception, les responsables de la flottille ont rapporté que leurs navires avaient été encerclés illégalement, et que le contact avait été perdu avec 11 d'entre eux. L'entraîneur a révélé que les forces israéliennes avaient abordé les bateaux en s'identifiant comme étant d'Israël tout en exhibant des armes semi-automatiques. Elles ont ensuite ordonné aux participants de se rassembler à l’avant et de se mettre à quatre pattes, une étape qualifiée de violation grave des droits humains par diverses organisations.
Cette flottille, composée de plus de 50 embarcations, a quitté récemment des ports européens, dont Marseille, Barcelone et Syracuse. Par le passé, des flottilles similaires ont également été interceptées par la marine israélienne, suscitant des critiques internationales à chaque fois. Par ailleurs, Amnesty International a qualifié ces actions d'illégales, les organisateurs ayant été expulsés après leur détention.
Graves pénuries à Gaza
La situation à Gaza s'est aggravée depuis le blocus imposé par Israël en 2007, exacerbée par un récent conflit suite à une attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Selon des rapports, cette guerre a causé la mort de 1 221 personnes côté israélien, principalement des civils. En revanche, le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, a déclaré que plus de 72 500 Palestiniens avaient perdu la vie lors des représailles israéliennes, certaines sources indiquant que parmi eux, 38 000 étaient des femmes et des filles.
Les conditions de vie à Gaza sont désastreuses, les pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant s'intensifiant jour après jour. Malgré un cessez-le-feu précaire, l'accès humanitaire demeure crucial, et l'armée israélienne contrôle désormais plus de la moitié du territoire côtier, limitant sévèrement les entrées d'aide.







