Ce mercredi 29 avril 2026, une marche est organisée à 17 h 30 à Gonneville-la-Mallet, entre Le Havre et Étretat, pour faire avancer le dossier d'aménagement d'un carrefour au sein de la commune, suite à un tragique accident impliquant une adolescente l'année précédente.
Le livre intitulé "Le Petit Giverny de Claude Monet", édité par Flammarion, a été récemment publié par Cyrille Sciama, le directeur général du musée des Impressionnismes Giverny. "J'avais envie de partager de nouvelles découvertes sur Claude Monet et sa vie à Giverny de 1893 à 1926," déclare Sciama dans une interview accordée à ICI Normandie. Pour rédiger cet ouvrage, il s'est plongé dans un large éventail de documents, examinant des cartes et des tableaux qui dépeignent l'évolution du village au XIXe siècle.
Selon Sciama, "Claude Monet était un personnage complexe, souvent partagé entre ses doutes et son enthousiasme. Sa quête artistique reflète son profond attachement à son environnement. Il a mis du temps à comprendre le village et à apprécier la beauté de ses paysages, ce qui a donné naissance à de véritables chefs-d'œuvre."
La région de Giverny a incontestablement servi de terreau créatif pour le peintre. "Il a été fasciné par son nouvel environnement. Au début, il éprouvait des difficultés à trouver des motifs, car la Seine se trouve assez loin de Giverny, à environ un kilomètre. Pour surmonter cela, il a construit un bateau, loué des terres, et même conçu un hangar," poursuit le directeur. "Claude Monet s'est finalement acclimaté à la vie rurale, vivant comme les villageois de Giverny, ce qui est particulièrement fascinant pour un citadin au XIXe siècle."
Au quotidien, Monet peignait autant qu'il le pouvait, profitant de chaque occasion offerte par la météo. "Quand le temps était mauvais, il restait souvent chez lui, se plongeant dans la lecture ou faisant des voyages, notamment en Italie, aux Pays-Bas, et en Angleterre," indique Sciama.
Fait remarquable, Claude Monet était déjà une célébrité de son vivant, attirant les foules à son domicile dès la fin des années 1880. "Il avait une connaissance aiguë de la valeur de son art et a su développer des stratégies pour vendre ses œuvres à un prix élevé, notamment auprès des collectionneurs américains," explique Cyrille Sciama. Cette habileté commerciale a contribué à la pérennité du succès de Monet, tant sur le marché français qu'international.
Les interactions de Monet avec d'autres artistes américains arrivant dans la région aux alentours de 1887, bien que d'abord amicales, ont parfois conduit à des tensions, notamment lorsque ces derniers sollicitaient des leçons de peinture. "Il préférait se concentrer sur sa propre art et s'est donc éloigné," ajoute Sciama.
En 2026, le musée des Impressionnismes Giverny célèbre le centenaire de la mort de Monet avec une exposition intitulée "Avant les Nymphéas, Monet découvre Giverny, 1883-1890", qui évoque ses débuts difficiles dans la région. Cette exposition, ouverte depuis le 27 mars, se poursuivra jusqu'au 5 juillet. En parallèle, d'autres musées français, tels que le MuMa du Havre et le musée Blanche Hoschedé-Monet, organisent également des événements dédiés à ce maître de l'impressionnisme.







