Ce jeudi 30 avril, le procureur de la République de Digne-les-Bains a officialisé sa décision de faire appel de la condamnation d'un automobiliste qui avait percuté intentionnellement deux gendarmes lors d'une course-poursuite à Forcalquier le 24 avril. Lors de sa comparution, le tribunal correctionnel avait décidé d'une peine de cinq ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique, une décision jugée trop clémente par le ministère public.
Dans un communiqué, le procureur Antoine Pesme a précisé : "Le ministère public ayant requis sept ans d’emprisonnement, j’ai décidé de faire appel de ce jugement". <Ce chauffard, qui avait été intercepté pour ne pas avoir mis sa ceinture de sécurité, avait refusé d’obtempérer et avait ensuite violemment percuté les gendarmes à moto.
L'accident s'est produit près de la piscine municipale de Forcalquier, et les deux militaires ont dû recevoir des soins en raison de leurs blessures. Une passante, témoin de la scène, a également été prise en charge par les pompiers, fortement choquée par l'incident.
La décision du tribunal, qui avait suscité des réactions vives au sein de la communauté, a également été critiquée par David Géhant, le maire de Forcalquier. Celui-ci a déclaré dans un communiqué que la décision était d’une indulgence incompréhensible, une gifle adressée à toute la République.
En réponse aux réactions publiques, le procureur a souligné qu'il est essentiel que les magistrats puissent exercer leurs fonctions sereinement et dans le respect du principe de séparation des pouvoirs. Selon de nombreux observateurs, l'affaire met en lumière la frustration croissante face à la perception d'une justice trop laxiste dans des cas de violence routière.
Dans un pays où la sécurité des forces de l'ordre est primordiale, ce dossier soulève la question de la pertinence des peines infligées. Alors que le procès en appel se prépare, de nombreux citoyens attendent avec impatience des mesures qui garantissent une justice plus ferme face à la violence routière.







