La Fédération iranienne de football a décidé de se désister de sa participation au congrès de la FIFA, qui se tient à Vancouver, en raison d'un accueil jugé insultant par les services d'immigration canadiens à leur arrivée à Toronto, selon divers médias iraniens.
Les dirigeants, porteurs de visas officiels, ont quitté le Canada pour retourner en Turquie par le premier vol disponible, après avoir dénoncé le comportement des agents d'immigration, qu'ils qualifient d'« inapproprié » et d'« insultant envers l'une des entités les plus respectées de l'armée iranienne ». Un communiqué de leur organisation mentionne aussi que le Canada a récemment désigné les gardiens de la révolution comme un groupe terroriste.
Un contexte diplomatique tendu
Le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, a évoqué des tensions préexistantes, lui-même ancien membre des gardiens de la révolution. En décembre dernier, il n'avait pas pu obtenir de visa pour se rendre à un tirage au sort de la Coupe du Monde aux États-Unis. Alors que le Canada coorganisera la Coupe du monde de football 2026 avec les États-Unis et le Mexique, cette annulation met en lumière les relations diplomatiques délicates entre l'Iran et ces deux nations.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a récemment affirmé que bien que les athlètes iraniens ne soient pas exclus de la Coupe du Monde, des réserves subsistent concernant les personnes susceptibles de les accompagner, en raison de leurs liens avec les gardiens de la révolution.
« Pas leur place » au Canada
Suite à l'incident de l'aéroport, la FIFA a exprimé son « profond regret » dans des discussions avec la Fédération iranienne. Ottawa a pour sa part déclaré que les gardiens de la révolution n’avaient absolument « pas leur place » sur le sol canadien. Cette situation souligne des enjeux bien plus larges liés à la présence d'entités iraniennes sur la scène internationale et renforce les tensions qui existent déjà entre les gouvernements.







