Les récentes révélations faites par Mediapart à propos de Quentin Deranque, un jeune homme décédé en février, ont déclenché une vague de réactions au sein de la classe politique. Selon le site, Deranque aurait posté pendant au moins deux ans des propos racistes, antisémites et en faveur du nazisme sur X sous des pseudos anonymes. Parmi ses messages controversés, un tweet de juillet 2024 où il déclarait : "Moi je soutiens Adolf mais chacun son truc". L'AFP a confirmé qu'elle n'a pas pu valider ces affirmations indépendamment.
Me Fabien Rajon, l'avocat de la famille de Deranque, a exprimé son indignation vendredi soir. "Si ces tweets sont avérés, ils sont évidemment inacceptables," a-t-il commenté. Toutefois, il a également insisté sur le fait que ces propos ne devraient en aucun cas justifier la violence qui a conduit à la mort de Quentin. Il a critiqué le fait que sa famille n'ait pas eu la possibilité de faire son deuil tranquillement.
Réactions politiques immédiates
Les réactions du milieu politique ont fusé. Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, se dit "choquée" par les messages publiés par Deranque. Elle rappelle que rendre hommage à une victime de violence ne signifie pas accepter ses idées.
Une minute de silence a été observée le 17 février à l'Assemblée, en hommage à Deranque, contexte de grande émotion après son agression mortelle. "Cette décision a été prise collectivement, à l'unanimité," a précisé son entourage.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a également condamné les tentatives de glorifier Deranque. "En démocratie, le débat politique ne devrait jamais mener à la mort de qui que ce soit. Le faire avec un individu néonazi, c'est inacceptable," a-t-il déclaré. "Quentin Deranque restera une victime, mais il n'est pas un héros." (source: 20 Minutes)







