Début février, la procureure avait demandé 18 mois de prison avec un sursis simple. La sentence est tombée : 18 mois d'emprisonnement, dont 12 avec sursis, mais aménagés sous bracelet électronique. Alain P., le gérant d'une agence immobilière, a été reconnu coupable de harcèlement moral. Ni lui ni son avocat n'étaient présents lors du jugement au tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence le 10 mars 2026.
Des propos inacceptables à l'encontre d'une employée
Alain P. avait été jugé en début de mois pour des remarques désobligeantes et humiliante envers une de ses collaboratrices. Les accusations incluent des phrases telles que : "Vous êtes une idiote, incompétente", "Fermez votre gueule", ou encore des commentaires particulièrement dégradants : "Vous feriez mieux d'aller faire la pute sur le trottoir, cela me rapportera plus d'argent." Cette affaire a été qualifiée de véritable harcèlement au travail, rare en son genre par le procureur, soulignant l'importance croissante de la lutte contre de tels comportements dans le milieu professionnel. Ces événements mettent également en lumière la nécessité d'une vigilance accrue au sein des entreprises, comme l'explique le sociologue Pierre Marchand, qui étudie le harcèlement au travail : "Des actes comme ceux-ci ne peuvent être tolérés, et la société doit envoyer un message clair sur les conséquences de tels comportements".







