Dans une récente déclaration sur Truth Social, Donald Trump a réaffirmé l'importance cruciale du Groenland pour la sécurité nationale américaine et mondiale. Pour lui, il n'y a "pas de retour en arrière" possible concernant ses ambitions sur cette vaste île arctique, qu'il considère comme essentielle à la domination stratégique des États-Unis. Cela intervient à un moment où les tensions internationales sont palpables, particulièrement à la veille du sommet économique de Davos, un événement où plusieurs leaders européens ont prévu de discuter des répercussions de ces ambitions.
"Je ne pense pas que les Européens vont résister beaucoup", a déclaré Trump lors d'une apparition en Floride, ajoutant qu'il est déterminé à mener à bien son projet d'expansion américaine. Cette déclaration a immédiatement suscité des réactions, certaines personnalités politiques du Vieux Continent exprimant des préoccupations quant à l’avenir de la diplomatie euro-américaine.
Des forces américano-canadiennes, sous la direction du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (Norad), sont également attendues au Groenland dans les jours à venir. La mission de cette opération a été décrite comme "prévues de longue date", ce qui a été confirmé par le Norad en collaboration avec le Danemark et les autorités groenlandaises. Cette manœuvre pourrait être interprétée comme une démonstration de force, renforçant ainsi le message de Trump concernant l’importance stratégique du territoire.
Les avis d'experts varient sur la légitimité et la faisabilité des aspirations de Trump. Selon le professeur de sciences politiques à l'université de Paris-Sorbonne, Claire Duval, "cette politique de confrontation pourrait créer des fissures insurmontables entre les États-Unis et leurs alliés européens, qui perçoivent le Groenland comme un espace de coopération plutôt que de conflit". En effet, de nombreux analystes craignent que cette dynamique ne menace la stabilité régionale du nord de l'Atlantique, une région déjà vulnérable au changement climatique et à la militarisation croissante.







