Le 18 juin, la France insoumise a vivement réagi à l'annulation de son concert pour la Fête de la musique, préventivement annulé par la préfecture de police de Paris. La porte-parole, Maud Bregeon, a justifié cette décision en arguant de la présence de certains invités qui auraient tenu des propos injurieux vis-à-vis des forces de l'ordre, déclenchant ainsi une tempête politique.
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a qualifié les déclarations de Bregeon de mensongères, déclarant sur X : "La porte-parole de l'autoritarisme ment allègrement à la télévision". En réponse à ces accusations, LFI a annoncé avoir saisi le tribunal administratif pour contester l'annulation.
Une programmation contestée
Alors que la préfecture citait la présence potentielle d'Assa Traoré, fondatrice du Comité Adama, ainsi que des rappeurs Médine et Soso Maness comme des motifs d'annulation, LFI a rapidement démenti. Bompard a précisé que ces artistes ne faisaient pas partie de la programmation. Selon une source proche de LFI, la liste des artistes se concentrait sur ceux annoncés précédemment sur les réseaux sociaux, excluant ainsi Médine et Soso Maness.
La préfecture a également relevé que l'événement risquait d'attirer un public hostile. Cela soulève des interrogations sur la politisation de la Fête de la musique, à laquelle LFI a affirmé vouloir donner une dimension festive, tout en engendrant des débats sur la liberté d'expression artistique.
Réactions et critiques
Ariel Weil, maire PS de Paris Centre, a dénoncé un "projet irresponsable", alors que le président du CRIF, Yonathan Arfi, a questionné la pertinence démocratique d'un concert à visée politique. Ian Brossat, sénateur et conseiller communiste, a pour sa part plaidé pour la liberté d'organiser des événements artistiques, pointant l'absence de justification légale pour cette annulation.
LFI avait déjà organisé des concerts pour la Fête de la musique en 2025 sans incident, ajoutant ainsi à la perplexité face à cette décision. Avec un climat politique de plus en plus polarisé, les tensions semblent se transformer en un bras de fer entre les autorités et les représentants de la France insoumise.







