Alors que Nice rendait hommage à Loana lors de ses obsèques ce vendredi matin, l’écrivain Frédéric Beigbeder s’est exprimé sur la fin tragique de la star, retrouvée sans vie le 25 mars dernier. Dans l’émission Points de Vue sur Le Figaro TV, il déplore un phénomène inquiétant : « un rêve de notoriété du vide ».
« Loana, c’est le symbole de l’exploitation de la célébrité », déclare Frédéric Beigbeder, soulignant que la star de l’émission de télé-réalité Loft Story est devenue un reflet des dérives de la notoriété moderne. Ce décès, survenu quinze jours avant ses obsèques, a suscité une vive émotion, et la cérémonie religieuse à la cathédrale Sainte-Réparate a rassemblé de nombreux fans et proches.
Beigbeder, auteur de Ibiza a beaucoup changé (éd. Albin Michel), observe que ce destin tragique révèle une réalité contemporaine : « Loana a essuyé les plâtres d’une sorte de nouvelle addiction démocratisée par les réseaux sociaux, où tout le monde rêve de notoriété vide, d’une notoriété pour la notoriété, sans talent particulier. ». Selon un rapport du New York Times, cette quête de reconnaissance digitale affecte particulièrement les jeunes générations, créant un monde où l’authenticité est souvent noyée dans un océan de superficialité.
La situation de Loana, aujourd’hui regrettée, illustre un schéma récurrent. Comme l’a souligné Beigbeder, « il y a des millions de Loana qui s’exhibent, se prennent en photo, se filment en espérant atteindre des miettes de célébrité. Et cela ne les rendra pas du tout plus heureuses ». Au micro de France Info, plusieurs spécialistes de la psychologie expriment également des préoccupations quant aux conséquences psychologiques de cette quête de visibilité.
Beigbeder conclut, « c’est un peu une utopie de croire qu’on va être aimé parce qu’on est connu », et pose la question essentielle du sens de notre rapport à la notoriété. Dans un monde où l’apparence devient souvent plus importante que le fond, il est crucial de réfléchir sur ce que signifie réellement être célèbre.







