Ce mardi 26 mai, le tribunal administratif de Marseille a pris une décision importante en annulant l'approbation du préfet des Hautes-Alpes concernant le projet de 3e tronçon du téléphérique de La Grave. En effet, la cour a jugé que la société gestionnaire, la SATG, doit impérativement demander une dérogation en ce qui concerne les espèces protégées avant de pouvoir avancer dans les travaux.
C'est un retour en arrière pour le projet d'extension du célèbre téléphérique reliant le Col des Ruillans (3 211 mètres) au Dôme de la Lauze (3 559 mètres). La décision du tribunal marque une victoire pour les groupes de défense de l'environnement qui avaient soulevé des préoccupations concernant l'impact des travaux sur la biodiversité locale.
Le préfet, en refusant de forcer la SATG à faire cette dérogation, s'était attiré les critiques des associations écologiques, qui ont salué la décision actuelle du tribunal. « La protection de notre écosystème ne peut être négligée au profit du développement touristique », a déclaré un représentant du groupe Mountain Wilderness, qui a participé à l'expédition judiciaire.
Cette affaire soulève des questions plus larges concernant l'équilibre entre développement touristique et préservation environnementale dans une région classée. Des experts estiment que cette décision pourrait établir un précédent pour d'autres projets d'infrastructures dans les Alpes, où la sauvegarde des espèces menacées est cruciale.
Il reste à voir comment la SATG manœuvrera face à ces nouvelles exigences, ainsi que l'impact que cette suspension pourrait avoir sur la saison touristique à venir. Dans un communiqué, l’entreprise a affirmé qu’elle respecterait cette décision tout en cherchant des solutions pour avancer dans ce projet d’envergure.







