Un homme né en 1997 en Tunisie est en situation irrégulière et fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis le 11 janvier dernier. Il résidait dans un squat à proximité du domicile de sa victime.
Le suspect, qui a été arrêté, a été accusé d'avoir violé une femme de 90 ans à son domicile dans la nuit du jeudi au vendredi, selon les sources de Le Parisien. Cette OQTF avait été émise le 11 janvier, accompagnée d'une assignation à résidence par les autorités.
Décrit comme un homme sans domicile fixe, sans attaches administratives et jusqu'alors « inconnu des services de police », le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a précisé qu'il ne présentait pas d'« antécédents judiciaires ».
Des comportements inquiétants
Les faits sont survenus aux alentours de 4 ou 5 heures du matin, lorsque le suspect s'est introduit de force dans le logement de la nonagénaire, lui imposant plusieurs actes de violence. La victime a été hospitalisée, souffrant de blessures aux mains, aux bras et aux jambes, avec une incapacité de travail estimée à cinq jours.
Lors de son arrestation, le suspect affichait un taux d'alcoolémie de 0,86 mg/l et était positif au cannabis et à la cocaïne. Bien qu'il ait reconnu être entré dans l'appartement de la victime, il a « nié les faits de viol ». Ce dimanche, sa détention provisoire devra être décidée dans le cadre de l'enquête pour viols sur une personne vulnérable.
La nouvelle sur son statut d'OQTF a enflé les tensions. Éric Ciotti, homme politique, a exprimé sa colère : « Une nouvelle fois, quelqu’un qui n’avait rien à faire en France commet une abomination ». Les critiques ont également été portées par Katiana Levavasseur et d'autres personnalités politiques, pointant le laxisme de l'État face aux obligations migratoires.
« Chaque OQTF non exécutée est une prise de risque assumée par l’État. Ce risque conduit à l’horreur », a déclaré Jean Moucheboeuf, conseiller municipal de Nice. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la gestion des étrangers en France et sur la nécessité d'efforts renforcés pour prévenir de telles tragédies.







