Chaque année, l'automne marque le lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, avec un nouveau vaccin disponible dans les pharmacies à partir de mi-octobre. Bien que non obligatoire, cette vaccination est recommandée, surtout pour les personnes à risque, qui peuvent en bénéficier gratuitement.
Malgré cela, de nombreuses personnes hésitent à se faire vacciner, un comportement similaire observé lors de la pandémie de Covid-19. Des alternatives basées sur des médecines naturelles émergent, mais elles ne valent pas les bénéfices du vaccin contre la grippe.
Vaccin contre la grippe : qui, quand, comment ?
La vaccination est accessible à quasiment toute la population, dès l’âge de 2 ans, et même à partir de 6 mois pour les enfants souffrant de maladies chroniques. L'Assurance Maladie offre une prise en charge pour certaines catégories prioritaires, notamment :
- les personnes âgées de 65 ans et plus ;
- les personnes de moins de 65 ans souffrant de maladies chroniques ;
- les femmes enceintes ;
- les personnes ayant un IMC supérieur ou égal à 40 ;
- l'entourage de nourrissons à risque ;
- les professionnels de santé et ceux travaillant avec des personnes vulnérables.
Pour ceux qui ne relèvent pas de ces critères prioritaires, le coût du vaccin en pharmacie varie entre 6 et 10€. Les médecins, sages-femmes et infirmiers sont habilités à administrer le vaccin.
La campagne de vaccination commence généralement mi-octobre et se termine fin janvier de l'année suivante.
Un scepticisme croissant : pourquoi ?
Pour la saison 2022-2023, seulement 51,5 % des personnes à risque en France se sont fait vacciner, loin de l'objectif de 75 % fixé par l'OMS. Si la défiance vis-à-vis des vaccins n’est pas exclusive à la France, notre pays a une histoire qui alimente ce scepticisme, notamment le fiasco de la campagne H1N1 en 2010, qui a laissé des séquelles de méfiance envers les autorités sanitaires.
En comparaison avec d'autres pays européens, le taux de vaccination des personnes âgées de 65 ans ou plus était de 56,8 % en France, tandis qu’il variait fortement d’un pays à l’autre, signalant des inégalités dans la perception de la vaccination.
Alternatives naturelles : efficaces ou non ?
Les maisons des médecines naturelles, telles que l'aromathérapie et l'homéopathie, ne remplacent pas la vaccination, mais peuvent servir d'outils complémentaires de prévention. Pour se protéger, une combinaison de traitements naturels avec le vaccin pourrait aider.
Prévention par aromathérapie :
Un mélange d'huiles essentielles, à administrer comme suit :
- 90 gouttes d'huile essentielle de niaouli ;
- 120 gouttes d'huile essentielle d'eucalyptus radié ;
- 150 gouttes d'huile essentielle de citron ;
- 150 gouttes d'huile essentielle de ravintsara.
Prévention par homéopathie :
Un protocole homéopathique peut être suivi avec :
- 1 dose de Sérum de Yersin 15 CH ;
- 10 granules de Thymuline 9 CH ;
- 1 dose d'Oscillococcinum ;
- 1 dose d'Influenzinum 2023/2024 15 CH.
Ces traitements doivent toujours être discutés avec un professionnel de santé, en particulier pour les populations vulnérables. En outre, il est essentiel de continuer à suivre les gestes barrières de prévention.







