Les utilisateurs de gaz vont devoir composer avec une hausse significative des tarifs. À compter du 1er juillet, l'abonnement annuel lié au gaz, considéré comme le tarif "repère", passera de 277 euros à 290 euros. Cette augmentation de 6 % est surtout due à un relèvement du tarif d'acheminement par la CRE (Commission de régulation de l'énergie). Compte tenu des incertitudes géopolitiques, notamment le conflit Israël-Iran, d'autres hausses sont à prévoir.
augmentation du tarif d'acheminement et conséquences
Le nouveau tarif d'acheminement, qui représente un quart de la facture totale des usagers, découle également d'une tendance à la baisse de la consommation de gaz en France, alors que le nombre d'abonnés reste constant. Comme l'on expliqué des experts du secteur, la rémunération de GRDF dépend de cette consommation, ce qui impacte directement les coûts. La hausse actuelle suit déjà une précédente augmentation de 27 % survenue en 2024.
Chaque fournisseur est libre de définir ses prix, que ce soit pour l'abonnement ou pour le prix du kilowattheure (kWh). Ainsi, avec cette dernière hausse, l'impact s'applique aux deux volets. Cependant, une baisse de 8 % des cours mondiaux du gaz observée en juin a permis de compenser légèrement cette répercussion, entraînant une baisse modérée des tarifs pour les gros consommateurs.
les répercussions du conflit Israël-Iran
Le récent conflit entre Israël et l'Iran a entraîné une flambée des prix, atteignant une hausse de 17 % dans la seconde moitié du mois de juin. Ce contexte incertain laisse entrevoir une nouvelle hausse du tarif repère du kWh en août. Les inquiétudes principales des marchés concernent la éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz, par où transite 20 % du gaz liquéfié mondial, comme l’a souligné Jacques Percebois, économiste de l’énergie.
En outre, une évolution des taxes est également prévue. La TVA appliquée à l'abonnement au gaz passera de 5,5 % à 20 %. Pour atténuer l'impact de cette augmentation, d'autres taxes relatives au gaz pourraient cependant diminuer. Néanmoins, cela pourrait ne pas suffire à protéger les petits consommateurs de la hausse des coûts.







