Décryptage des effets d'un dîner tardif sur votre bien-être.
L'heure à laquelle nous mangeons pourrait être tout aussi cruciale que le choix de nos aliments pour notre santé. Une récente analyse d'études a révélé que des habitudes alimentaires irrégulières peuvent avoir un impact plus néfaste sur notre bien-être que la consommation calorique elle-même. Publiée en juin dans la revue Proceedings of the Nutrition Society, cette étude met en lumière des données surprenantes.
Si vous déjeunez à 14h30 et dînez à 21h00, il est temps de reconsidérer vos habitudes. Des chercheurs du King's College London et des universités de Newcastle et de Surrey ont constaté que des dîners tardifs, riches en calories, sont liés à une augmentation des risques d'obésité. Autre observation clé : les adultes qui mangent à des horaires fixes sont généralement moins sujets à l'obésité que ceux dont les repas sont aléatoires.
Une histoire de chrono-biologie
L'impact des horaires de repas sur notre santé s'explique en partie par la chrono-nutrition. Ce champ d'étude, actif depuis les années 1950, vise à synchroniser notre alimentation avec nos rythmes biologiques. Les experts proposent que nos corps produisent des enzymes digestives qui répondent différemment selon l'heure du repas. La diététicienne nutritionniste Hélène Brunengo explique que commencer la journée avec des protéines, et éviter les sucres le matin, est essentiel. De même, dîner après 21 heures peut entraîner des désagréments gastro-intestinaux, perturbant ainsi le sommeil.
Les recherches indiquent également que des repas à des horaires fixes peuvent stabiliser notre horloge biologique. La neurobiologiste Joëlle Adrien souligne que cette chronobiologie est influencée par le moment des repas, notre niveau d'activité physique, et même l'exposition à la lumière. Perturber ce rythme conduit à une mauvaise qualité de sommeil et favorise l'obésité.
Pour une alimentation équilibrée
Pour optimiser votre alimentation, il est crucial d'écouter votre corps et de privilégier la mastication consciente. Un bon petit-déjeuner doit se composer de matières grasses saines et de protéines, tandis qu'au déjeuner, il est essentiel d'intégrer des protéines animales ou végétales. Pour le dîner, optez pour un repas léger, mais consistant, en évitant les repas trop riches. Cela contribuera à limiter le stockage des graisses et à garantir un sommeil réparateur.
(1) Hélène Brunengo est diététicienne nutritionniste à Frouzins (sud de Toulouse).







