Le gouvernement met en avant une réduction progressive de la taxe d’habitation, prévue pour toucher plus de 17 millions de contribuables. Pourtant, des foyers dans certaines communes constatent une hausse de leur taxe, remettant en question l’efficience de cette promesse.
Une réforme en plusieurs étapes
La fiscalité 2018 prévoit la réduction de la taxe d’habitation (TH) en trois phases, touchant 80 % des foyers. Dès cet automne, une première diminution de 30 % est attendue, coûtant à l'État 3,2 milliards d'euros cette année. Cependant, le gouvernement inclut dans ce calcul les foyers déjà exonérés, rendant la portée de l'annonce moins significative pour de nombreux ménages.
Un impact inégal selon les communes
Environ 17 millions de ménages pourront réellement bénéficier d’une baisse, soit 60 % des contribuables. Cependant, la promesse d’une réduction de 30 % n'est pas garantie. En effet, la revalorisation annuelle des taux par les communes peut annuler ou réduire ces bénéfices. La baisse annoncée est calculée sur des bases de 2017, mais si une commune augmente ses taux, les contribuables risquent de voir leur facture excéder la baisse initialement espérée.
Des ménages laissés pour compte
Six millions de ménages continueront de payer la taxe d’habitation à taux plein en 2018 et les deux années suivantes. Cette situation est aggravée par la revalorisation des bases fiscales. La suppression totale de la taxe d’habitation est prévue pour 2021, mais des questions cruciales sur son financement restent sans réponse. Ainsi, si la promesse d'une suppression généralisée est au programme, son application reste incertaine.







